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Tome treizième.
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VEG VÉG

Ruppia, Linn.

Ce genre, actuellement vivant, paraîtavoir existé aussi à l’époque tertiaire; dumoins l’auteur du Chloris prologœa dé-signe sous le nom de Ruppia pannonicaquelques impressions de tiges et de feuillesqui, par le mode d'insertion.de ces derniersorganes, rappellent beaucoup le Ruppia ma-rina , mais pourrait aussi être une forme deZanichellia.

Halochloris, Ung.

Sous ce nom, M. Unger établit un genrenouveau, voisin, suivant lui, des Cymodocea ,Zanichellia et Ruppia , et fondé sur l’asso-ciation de tiges garnies de feuilles linéairesengainantes, ressemblant à celles de ces vé-gétaux , et d’un fruit trouvé dans un autreéchantillon également de Monte-Bolca, com-posé de cinq nucules obliques, contour-nées , terminées par un style court, et ses-sdes au sommet d’un pédicelle commun.La forme des nucules rappelle , en effet,celles des Ruppia , mais la réunion de cesdeux parties, quoique ayant quelque vrai-semblance , est loin d’être certaine.

Le même auteur a donné le nom de Ma-riminna à un autre genre qu’il range aussidans cette famille, mais dont les affinitésavec ces plantes nous échappent complète-ment. C’est une tige grêle, sans feuille, ouprésentant plutôt une seule feuille linéairecomme celle qui est à la base des inflores-cences de beaucoup de Cypéracées et deJuncées, et terminée par une inflorescencecomposée de petits épis cylindriques , soli-taires , géminés ou ternés, que M. Ungerconsidère comme des épis mâles. Cetteplante, également de Monte-Bolca, est tropincomplètement connue pour que j’ose avoirune opinion à son égard ; mais elle ne meparaît ressembler à aucune Naïadée connue.

Potamogeton, Linn.

Si des restes assez nombreux des genresmarins de la famille des Naïades se ren-contrent dans les terrains tertiaires, on ytrouve aussi des exemples des genres d’eaudouce de cette même famille.

Quatre espèces de Potamogeton sont déjàconnues : l’une, des argiles plastiques deParis , ressemble au P . natans , tout en endifférant très notablement; deux autres,

de Monte-Bolca, se rapprochent des Pota-mogeton crispus et perfoliatus ; enfin uneespèce d’OEningen ressemble au Potamoge-ton pusillus .

M. Unger rapproche aussi, peut-être avecraison , de cette famille, notre CarpolithesthalictroideSy qui diffère cependant très no-tablement des graines de tous les genresactuellement vivants.

Famille des Typhacées .

On a rapproché de cette famille les deuxgenres de plantes fossiles du grès bigarré s*obscurs, qui ont été désignés par nous sousles noms de Æthophyllum et de EchinostA"chys , et que nous avions laissés parmi lesMonocotylédones incertaines. Nous avonsdéjà indiqué avec doute que le premier deces genres pourrait être la fructification denos Convallarites , c’est-à-dire des Schizo -neura , de MM. Schimper et Mougeot. Quelleque puisse être la probabilité de ces rap'ports, nous ne voyons aucune affinité réelleentre ce genre et les Typhacées .

Quant au genre Echinostachis , il ressert 1 "ble davantage aux capitules d’un Spargû -nium 9 mais tant qu’on ne connaîtra P aSmieux l’organisation de ces capitules , ° nne pourra établir aucun rapport fondé entreces fossiles et les végétaux vivants.

Typhæloipum, Ung.

M. Unger désigne ainsi des feuilles trort'vées dans un terrain d’eau douce, près à eGratz, en Styrie , et dont la structure par^ 1analogue à celle des Typha. J’ai égalertie ntvu des feuilles d’un terrain tertiaire de Ho n 'grie dont la structure interne m’avait p afUtrès analogue à celle des feuilles de TypJe suis aussi très porté à considérer com 1 ^des rhizomes de Typha le Culmites ano^'lus des meulières des environs de P ar,s ‘L’existence des Typha , comme celle ®Nymphéa et des Chara , dans nos terr aIlacustres modernes, est du reste une cb<>si naturelle , que leur absence serait pl üextraordinaire.

Famille de» Pandamées*PoDOCARYA , Buckl.

Un fruit remarquable, décrit parM-land, et dont les rapports avec les P an ^nées actuelles lui ont été signalés P ar