VEG
139
VEG
Mors, comme à présent, renfermait la ma-jorité des Monocotylédones arborescentes.
Mais ce qu’il est essentiel de constater,c ’m que plusieurs espèces, ayant tous lescaractères de structure des Palmiers, se trou-ant dans les terrains tertiaires de l’Europe M même de l’Europe septentrionale. LePoXmacites echinatus , recouvert de ses basesdo feuilles bien caractéristiques, trouvéP r ès deSoissons, en est un exemple frappant.Ues bois de plusieurs espèces distinctes ontaussi recueillis en Auvergne et en Pro-Ve nce, particulièrement auprès d’Apt et deUastellane. Les terrains tertiaires de l’Alle-magne en ont offert aussi plusieurs exem-ples.
Us sont abondants dans les Antilles , etQuelques uns avec leurs racines ou la baseleurs feuilles, et même leurs spathes axil-^ires, ne peuvent non plus laisser le moin-doute sur leurs rapports avec cetteEmilie.
Une tige qui me paraît avoir tous les ca-utères extérieurs des Palmiers a aussi été* r °Uvée dans le calcaire grossier près de Pa-tls ; mais c’est un simple moule sansstruc-* Ur o interne, portant les traces annulaireses insertions des feuilles et de l’origine desPeines, et ressemblant par ces caractères à|J ne jeune tige de Cocotier , d'OEnocarpus ou^reca.
Un peut, je crois, la désigner sous le nom^^almacites annulalus.
Uarmi les bois fossiles considérés comme^Ppartenant à cette famille et désignés sousn om de Palmacites, mais qui me parais-nt étrangers à ces végétaux et peut-être auxa 'es Monocotylédones, je citerai les Pal -a °Ues carbonïgenus et leptoxylon de Corda,° v enant des terrains houillers de la Bohê-
e ’ dont les faisceaux vasculaires ont unes tri
^êm,
üct nre toute différente de celle des
es organes dans les Palmiers , et quiParaissent analogues au Medullosa ele-rç'J® de Cotta , plante dont les affinitésqui ^ ne sont P as déterminées > ma * s11 est certainement pas un Palmier.
Fructifications.
Ung e r> sous ] e nom de Paleospathe, a^ eux exem Pl es de fossiles qu’il consi-> e c °mme des spathes de Palmiers fossiles.Us deux proviennent des terrains houil-
lers : l’un, de Svvina en Bohême, a été con-sidéré par M. de Sternberg comme la spathede son Flabellaria borassifolia ; l’autre, desmonts Ourals, figuré par M. Kutorga, diffèrebeaucoup du précédent.
Tous deux auraient besoin d’être de nou-veau étudiés avec soin sur la nature, avantqu’on puisse admettre une analogie aussipeu vraisemblable avec les spathes des Pal-miers, famille dont on n’a trouvé jusqu’àce jour ni feuille ni tige dans ce terrain. Se-raient-ce plutôt des folioles de Nœggerathiaou d’une espèce de Ptychophyllum différentedu Flabellaria borassifolia.
Quant aux fruits proprement dits de Pal-miers , ce qui doit étonner, c’est qu’on n’ena pas encore rencontré d’une manière posi-tive dans les terrains tertiaires où les feuilleset les tiges de ces végétaux sont assez com-muns.
En effet, les deux espèces de Cocos dontj’avais cru reconnaître les fruits dans lesfigures de Parkinson et de Burtin , étu-diées sur des échantillons assez complets,sont certainement des Nipadites, quoiquel’échantillon figuré par Burtin diffère beau-coup par sa taille de ceux que j’ai vus, et pa-raisse se rapprocher plus par ce volume d’unCocos que d’un Nipa. Mais rien dans cesfruits n’indique l’existence d’un endocarpeligneux marqué de trois pores, commedans les Cocos.
Le prétendu fruit d'Areca recueilli parFaujas dans les lignitesde Liblar , étudié surce même échantillon, me paraît n’être ni unArec , ni un petit Coco , mais un jeune fruitde Noyer avec son brou ou enveloppe char-nue externe ; la disposition des tissus esttout à fait analogue à celle de ce fruit, dansles espèces où la noix a des crêtes ligneusessaillantes, comme dans le Juglans cinerea .
Les Cocos ParTdnsonis , Faujasii et Burtini,dont Unger avait formé le genre Burtinia,étant exclus de cette famille, il ne resteparmi les fruits qu’on y a rapportés, queles Baccites cacaoides et rugosus de Zenker,trouvés dans les lignites d’Altenburg en Saxe.Mais j’avoue que leurs rapports avec lesfruits de cette famille me paraissent trèsobscurs et ne pouvoir être admis que lors-qu’on aura pu les étudier plus complète-ment.
M. Lindley pense aussi qu’on peut ranger