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dique aucune analogie avec les Sauvignonsdu Bordelais.
4° Région méridionale. — La limite supé-rieure de cette région est fixée par M. Odartà une ligne qui, partant du bassin d’Arca-chon, suivrait les limites nord du départe-ment de la Haute-Garonne, remonterait leTarn , laisserait au nord les montagnesdu Vivarais , passerait par le confluent dela Drôme et du Rhône , et remonteraitensuite le long de l’Isère . Cette portion de laFrance produit une très grande abondancede vins de natures très diverses. La maturitéparfaite qu’y atteignent les raisins sousl’influence d’un été plus long et plus chaudy développe en plus forte proportion la ma-tière sucrée et rend, par suite, les vins decette région plus spiritueux. En outre, leclimat permet d y cultiver des variétés quine mûrissent que très imparfaitement oumême pas du tout dans les régions précé-dentes. C’est surtout dans quelques uns desdépartements de cette région que la culturede la vigne a pris une extension extrême, etqu’on l’a vue, depuis cinquante ou soixanteans, envahir d’abord tous les coteaux, toutesles parties ondulées du pays, descendre en-suite dans les plaines et gagner même lesterres d’alluvion les plus fertiles, que leurnature semblait destiner uniquement à laculture des céréales et des plantes fourra-gères. A mesure que cette extension exagé-rée avait lieu, des idées nouvelles prenaientnaissance et commençaient à opérer, danscette culture méridionale , une révolutionComplète qui, en ce moment, est entièrementAccomplie sur plusieurs points. RenonçantPresque entièrement aux cépages produc-teurs de bons vins, beaucoup de proprié-taires viticoles en ont adopté de nouveaux,Peur la plupart tirés de l’Espagne , dont lafécondité est extrême, mais qui, par cela^ême, ne donnent que des produits d’unev <deur extrêmement faible. Ces vins sonttrès médiocres, mais ils sont très avantageuxPeur la fabrication de l’esprit-de-vin com-mercial , et leur abondance peu communePermet d’obtenir des vignes un rendementdéfinitif bien supérieur à ce qu’on aurait puespérer des vins de meilleure qualité que lec t ,r nat permet de récolter lorsqu’on ie désire.Aujourd’hui une grande partie des départe-ments de l’Aude, de l’Hérault, du Gard , des
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Bouches-du-Rhône est couverte de ces*vignesdont les vins ne sont propres qu’à la fabri-cation de l’alcool ; c’est de là que provient lapresque totalité de celui que le commercetransporte dans les diverses parties dumonde. C’est là aussi que tout ce qui a rap-port à la vinification a pris des proportionsqu’on peut dire colossales. La plupart desauteurs qui se sont occupés de la vigne et deses variétés ont traité fort dédaigneusementou ont même laissé entièrement de côtécelte branche si importante de notre richesseagricole. N’est-ce pas là l’effet d’une préven-tion injuste? Nous croyons ne pas devoirsuivre cet exemple, et nous commenceronspar indiquer le petit nombre de variétéscultivées uniquement pour la distillation.
Leur nombre est peu considérable, et ildiminue encore tous les jours, les nouvellesplantations ne se faisant qu’avec les cé-pages dont la fertilité est le mieux établie.Les principales d’entre elles sont les sui-vantes : UAramon, plant riche , est quelque-fois nommé en languedocien plant rabalaïrè(plant traînant), à cause de ses longs sar-ments qui traînent à terre. Sa fécondité esttrès grande ; ses grosses grappes sont cylin-driques, allongées et formées de gros grainsronds peu serrés ; il donne un vin clair quise conserve. Son développement précoce auprintemps le rend sujet à souffrir des geléestardives. Le Terret ou T arrêt noir, queM. Odart ne mentionne même pas, est uncépage recommandable à plusieurs égards.Planté dans de bonnes conditions, il donneen abondance un vin spiritueux, coloré,quise conserve très bien et qui mérite d’êtreregardé comme bon vin de table, lorsqu’il aété traité convenablement. Ses raisins sontgros , un peu ramassés et bien garnis degrains gros et ovoïdes. Dans le départementde l’Hérault et de l'Aude , on les mange ha-bituellement, et ils forment toujours la plusgrande partie de ceux que l’on conserveaprès les vendanges. Bien que M. de Gaspa-rin le regarde comme peu commun dans leMidi , nous pouvons assurer qu’il joue en-core un rôle important dans les vignoblesdu Bas-Languedoc , Le Terret-Bourret estcelui qui compose maintenant la plus grandepartie des vignes à vins de chaudière. Ilréussit dans presque tous les terrains; maisdans les bonnes terres, particulièrement