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HABITAT
mode de recherches appliqué à l’étude des terrains, et en outre lanécessité de mettre la plus grande réserve dans la généralisation decertaines données fournies par la paléontologie. Ainsi les naturalistesqui voudraient voir des couches d’âges différents partout où ilstrouvent des fossiles différents, seraient exposés à commettre degraves erreurs; car la même couche prise sur deux points éloi-gnés, dont les niveaux naturels différaient entre eux de 100 mètres,par exemple, pourra présenter des associations d’espèces très dis-tinctes , et l’on en conclurait à tort que ces deux parties d’unemême couche ne sont point contemporaines.
Relativement à la plus générale des conclusions émises parRM. Forbes et I.oven , savoir : que plus une espèce parcourt derégions verticales, ou, en d’antres termes, plus elle vit à desp'o-fondçurs différentes sur le même littoral, plus aussi elle se pro-page sur de plus grandes étendues en surface , nous devons men-tionner ici cp que nous avons l'ait remarquer nous-même à laSociété géologique lorsque ces déductions nous ont été connues(l),p’est-à-dire qu’elles n’étaient qu’une conséquence naturelle et né-cessaire de l’une des propositions avancées par JJ. Ed. de Verneuilet nous, en 1842 , dans notre coup d’œil général sur la faune duterrain de transition. « Si l’on considère, au contraire, disions-» nous alors, le développement de l’organisme dans le sens hori-» zontal, géographiquement ou dans l’espace, on reconnaît que/ffi» espèces qui se trouvent à la fois sur un grand nombre de pointse et dans des pays très éloignés les uns des autres , sont presque» toujours celles qui ont vécu pendant la formation de plusieurs» System,es successifs (2). »
M. Forhes considère les animaux marins vivant dans le mêmemoment, sous des profondeurs d’eau et dans des circonstances phy-siques assez différentes, tandis que nous, nous les considérionsdans plusieurs périodes successives ; mais il est facile de voir quel’une de ces propositions entraîne l’autre : car si, comme nous la-yons dit, les coquilles qui ont pu vivre pendant plusieurs périodes,
f l) D'Archiac , Bull., 2 e sér., vol. II , p. 482. 1 848.
(2) D’Archiac et de Verneuil, Idem, vol. XII f, p. 260, 4 avril 1842.— Voyez aussi : On the jossils of the older ileposits , etc. ( Iransac .geol . Soc. of London, vol. VI, p. 333. 1842). — C’est par erreurque M. J.-P. Nichol a attribué cette proposition à JIM. Sedgwick etMurchison (voyez ses Notes on sonw general principles, etc., m-t.p. 5, nota. 1847).