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OU STATION DES MOLLUSQUES.
à. cause de leur organisation plus robuste, devaient être celles qui,toutes choses égales ^'ailleurs, avaient pu exister aussi sur despoints du globe très éloignés les uns des autres, il s’ensuit que,dans |e même temps, ce sont également celles qui vivent sous lescirconstances les plus variées soit en profondeur, soit en étenduegéographique. Notre proposition a été confirmée en outre parM. Forbes lui-même clans son examen des fossiles çrétacés del’Inde (1); et de l’autre côté de l’Atlantique, M. H. D. Rogers,dans son discours annuel à la réunion des géologues américains , lelt mai 1844, disait, après avoir jeté un coup d’œil rapide sur l’en-semble de la faune fossile des États-Unis : « Ainsi se trouve dérnon-# trée une loi générale et importante , loi concernant la distribu-» tion des fossiles, c’est-à-dire que les espèces dont la distribution»géographique est la plus étendue possèdent aussi la plus grande» extension verticale (2). »
On voit, d’après ce qui précède , que le mode de distributiondes espèces de mollusques marins dans le sens vertical et dans lesens horizontal avait été reconnu en qqelque sorte pour la faune laplus ancienne du globe avant de l’être pour celle qui vit actuellementsous nos yeux (3).
M. Alcide d’Orbigny , dont les observations sur l 'habitat des
(1) Quart. Jauni, geai. Soc. of London . n" 1, fév. 1845.
(2) Amer. Journ., vol. XLVI, p. 253. 1844.
(3) Nous reproduirons ici l’énoncé des principes qu’a émisM. Forbes, dans un résumé écrit par lui-même. Il en résulteraquelques doubles emplois avec ce que nous venons de dire; mais lesvues de l’auteur, jointes à celles de ses devanciers, s y présentantd une manière plus complète , ce motif justifiera les répétitions dontnous venons de parler.
1° Les êtres vivants ne sont pas distribués au hasard dans le litde la mer: certaines espèces vivent dans certaines parties, suivant«profondeur, de sorte que le lit de la mer présente une série de zonesou de régions dont chacune a ses habitants particuliers.
*° Le nombre des espèces est beaucoup moindre dans les zones in-orieures que dans les supérieures. Les végétaux disparaissent au-essous d’une certaine profondeur, et la diminution constante danse nombre des espèces animales indique que le zéro de celles-ci enest peu éloigné.
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I 0 De nombre des espèces animales et végétales du nord n’est pase même dans toutes les zones de profondeurs; il augmente en espècesques ou en espèces représentatives à mesure que nous descen-
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0ns ' l°i serait que les parallèles en profondeur sont équivalentsx P ara llèles en latitude, correspondant à cette loi de la surface,