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Leçons de géométrie analytique : comprenant la trigonométrie rectiligne et sphérique, les lignes et les surfaces des deux premiers ordres / par Louis Etienne Lefébure de Fourcy
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DEUXIÈME PAUTIE#

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Suf les signes et l'extension qu*il convient de donner au* coordonnéespolaires. Exemples.

45q. Cest une erreur assez commune de croire quil est permisde ne faire varier langle «que dans les limites de o à 3Go°, et donégliger tout-à*fait les valeurs négatives du rayon vecteur, commesi elles étaient imaginaires. La raison sur laquelle on sappuie, cestque le rayon vecteur, en tournant autour du pôle sans sortir dumême plan, ne peut revenir à sa première situation quaprès avoirpassé par tous les points de ce plan : d lon conclut quil ny aaucun point qui ne puisse se déterminer par une valeur positivede u moindre que 36o° et par une valeur positive de p.

Cette conclusion est exacte, mais elle ne sapplique quà despoints pris isolément, et qui se succèdent sans aucun ordre. Il enest autrement lorsque lon considère les variables «et p dans uneéquation qui exprime la relation quelles doivent avoir pour tousles points dune même ligne.

Supposons quune droite (fig. igô), dabord confondue avecFa;, tourne autour du pôle F sans sortir dun même plan, pen-dant quun point M, parti de lorigine, se meut le long de cettedroite, de telle sorte que la distance FM, correspondante àune position quelconque de la droite, soit toujours égale auquart de la longueur de larc AB décrit par un point B donnésur la droite FR. Le point M décrira une courbe ; et si on désignetoujours par » larc AB, et par p la distance FM, léquation decette courbe sera

P=4«.

Si on ne fait croître a que jusquà 36o°, on trouve une courbetelle que FMII, qui se termine brusquement en II sur la ligneFx. Cependant il est évident que la droite FR, après sêtre re-placée sur Fx, ne cesse pas pour cela sa rotation, et que la courbedécrite par le point M se prolonge au-dessus de Fx. Il en est en-core ainsi après chaque révolution de FR ; en sorte que la courbefait elle-même une infinité de circonvolutions autour du point F.Or, léquation ne peut donner toutes les parties de cette courbequen faisant croître a jusquà linfini : ce serait donc à tort quonvoudrait arrêter cette variable à la limite 36o°.