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Leçons de géométrie analytique : comprenant la trigonométrie rectiligne et sphérique, les lignes et les surfaces des deux premiers ordres / par Louis Etienne Lefébure de Fourcy
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412 TROISIEME PARTIE.

Or, ces quantités doivent vérifier léquation F (x,y, z) = o; donc, si oneffectue les substitutions, léquation résultante F (a:',y', c)=ro ne con-tiendra que les deux variables x f et y', et représentera une ligne rapportéeaux axes O'x' et O'y'. Ainsi, quel que soit le lieu de léquationF (x, y y ^) = o, ce lieu est coupé suivant des lignes par des plans parallèlesau plan de xf. Cette propriété ne peut appartenir quà une surface ; doncune équation entre x, y, z, représente une surface.

Toutefois, comme il peut se faire que léquation en x* et y ne repré-sente quun ou plusieurs points, et même quelle soit impossible, il arri-vera aussi, dans certains cas, que léquation enz,/, z , donnera une ligneseulement, un ou plusieurs points séparés, ou même encore quelle seraimpossible.

538. Lorsque léquation donnée ne renferme que deux des coordonnées,x et y, par exemple, elle représente un cylindre parallèle à laxe des z. Eneffet, si on ne considère dabord que les points du plan de xy, cette équa-tion détermine en général, sur ce plan, une ligne AB (lig. i3). Si en-suite , par chaque point M de cette ligne, on mène une droite MM' paral-lèle aux z , il est clair que les valeurs de x et dey seront, pour tous lespoints de cette droite, les mêmes que pour le point M. Il ny aura de différence que dans la troisième coordonnée z; et comme z nentre pas dansléquation donnée, il sensuit que tous les points de MM' satisfont égale-ment à cette équation; cest-à-dire, en dautres termes, que cette équa-tion détermine un cylindre parallèle à laxe des t. La dénomination decylindre est prise ici dans le sens le plus étendu, et désigne toute surfaceengendrée par une droite qui se meut parallèlement à elle-même.

539 . Quand une équation ne contient quune seule coordonnée, on entire pour cette coordonnée des valeurs constantes, et chacune de ces va-leurs, si elle est réelle, détermine un plan parallèle à celui des deux autrescoordonnées. En effet, si z = c est une de ces valeurs, et si on mène,parallèlement au plan de xy, un plan qui rencontre laxe des z à une dis-tance c de lorigine, au-dessus ou au-dessous suivant le signe de c, il estclair que pour tous les points de ce plan z est égal à c, et que pour lespoints situés hors de ce plan z est différent de c.

Il suit de que les égalités x=a,y = £>, z=zc , prises séparément,représentent trois plans parallèles à ceux des coordonnées; donc, étantprises ensemble, elles déterminent le point dintersection des trois plans.Ce point est précisément celui qui a pour coordonnées a , b , c; et, pourcette raison, on dit que x = a, y~b, r=c, sont les équations de cepoint.

5.{o. Enfin, parlons des lignes. La manière la plus simple de déterminerune ligne dans lespace, consiste à la considérer comme lintersection dedeux surfaces. Ainsi, une droite sera donnée par lintersection de deuxplans ; et un cercle le sera par celle dune sphère et dun plan, ou encorepar celle de deux sphères. Les équations de deux surfaces, qui con-tiennent une ligne, se nomment, prises conjointement, les équations decette ligne.

Comme il existe une infinité de surfaces différentes qui passent par unemême ligne, il y a aussi une infinité déquations qui peuvent, prises deux