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Leçons de géométrie analytique : comprenant la trigonométrie rectiligne et sphérique, les lignes et les surfaces des deux premiers ordres / par Louis Etienne Lefébure de Fourcy
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GÉOMÉTRIE ANALYTIQUE A TROIS DIMENSIONS. 459

cette difficulté ne peut point exister 5 car, dans ces surfaces, tous les plansdiamétraux passent au centre : ainsi, elles ont au moins un plan principal.11 serait difiieile de juger au moyen de léquation [3] si elles en ont plu-sieurs ; mais on y parvient par les considérations suivantes.

Prenons les x et les y dans le plan principal dont lexistence est dé-montrée, et les z sur le diamètre perpendiculaire. Léquation de lasurface ne contiendra ni les termes du premier degré, puisque lorigineest au centre, ni les rectangles xz et yz, puisquelle doit donner pour zdes valeurs égales et de signes contraires. De plus, on peut diriger les xet les y de telle sorte que ces coordonnées soient perpendiculaires entreelles, et fassent disparaître aussi le rectangle xys donc léquation de lasurface sera de la forme,

[I] +

Elle est semblable à léquation £E] du n° 601 ; mais les coordonnéesactuelles sont rectangulaires.

Par cette équation, on aperçoit sur-le-champ que les plans de xz etde yz sont aussi des plans principaux. Ainsi, la surface en a au moinstrois; et par conséquent léquation [3], qui doit les donner tous, a sestrois racines réelles. Dun autre côté, commo cette équation ne peut pasavoir plus de trois racines, on conclut qu'en général les surfaces douéesde centre ont trois plans principaux, et n en ont pas davantage.

629 . La recherche des diamètres principaux a une connexion intimeavec celle des plans principaux. D'abord il est clair que dans léquationci-dessus les lignes des x, des y, et des z, sont des diamètres principaux :car chacune passe par les centres dune suite de sections auxquelles elleest perpendiculaire. Je dis de plus que ces diamètres principaux sont, engénéral, les seuls quil y ait dans la surface. Supposons quon ait pris untel diamètre pour ligne des z, et qu'on dirige, dans le plan diamétralperpendiculaire, les x et les y suivant des axes rectangulaires qui fassentévanouir xy. Il faudra quen faisant z=zy dans léquation de la surface,il en résulte une courbe qui ait lorigine pour centre : or cela exige quilny ait, après cette substitution, aucun terme du premier degré; parconséquent léquation de la surface ne doit renfermer aucun des termesen x, y, xz,yz. Elle ne doit pas non plus contenir le terme en z, puisquel'origine est au centre, ni le produit xy, puisquon la fait disparaître;donc elle a encore la forme précédente [1]. Il résulte de que le plande xy est un plan principal : c'est-à-dire quà chaque diamètre principalil correspond un plan principal; et, en général, comme il ny a que troisplans principaux, il ny a aussi que trois axes ou diamètres principaux.

Cependant cette conclusion'souffre exception , ainsi que celle du numéroprécédent, à cause des cas dindétermination que peuvent offrir les équa-tions [ 1 ] ou [ 2 ]. Ces cas nont lieu que pour les surfaces de révolution ,comme on le verra plus loin (635-637).

Remarquez en passant que les trois plans principaux sont conjugués etrectangulaires entre eux, et que leurs intersections déterminent les dia-mètres principaux, qui eux-mémes sont conjugués et rectangulaires. Cestce que prouve léquation [ï].