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INTRODUCTIOK.
ces derniers qu’il importe de s’appliquer à distinger des autres fils delaine. L’Angleterre seule nous fournit jusqu’à présent les cordonnets ;ils sont communément en paquets de 5 à 10 livres anglaises, disposéscomme ceux de coton filé et renfermant, comme eux, un nombre d’éche-veaux ou d’échevettes en rapport avec la finesse du fil et qui en déter-mine le numérotage. Ce qui les distingue particulièrement des autresfils de laine, c’est la force de la torsion, l’égalité du fil et la pureté de lasurface obtenue par le moulinage et par le grillage au gaz. Ils se recon-naissent aussi au toucher et à la couleur que le roussi leur donne.
Aux termes de la loi du 6 mai 1841 et de l’ordonnance royale du 21 dumême mois, les cordonnets ne peuvent entrer que par les seuls ports deCalais , Boulogne et le Havre, et à la condition d’être dirigés, sous plombet par acquit-à-caution, sur la douane de Paris , où, après reconnaissancedes caractères qui les distinguent, ils doivent être immédiatement soumisaux droits et revêtus d’une marque spéciale, en l’absence de laquelle ilssont saisissables dans l’intérieur, par application du titre VI de la loi du28 avril 1816. 11 a été réglé provisoirement, quant à ce dernier point,qu’on ferait usage, jusqu’à nouvel ordre, de la marque adoptée pour lescotons filés admis aux droits, sauf à y faire à la main les changementsnécessaires.
Fils de poil de chèvre.- — On ne doit admettre comme tels que lesfils exclusivement composés de poil de chèvre. Ceux où l’on reconnaî-trait la présence d’un mélange quelconque de laine ou de coton devraientêtre repoussés comme prohibés.
Le fil de poil de chèvre, lorsqu’il est pur, est brillant et plus grosdans ses fibres que le fil de laine. Examiné à la loupe ou au microscope,il offre une apparence lisse et droite, tandis que la laine filée se montreplus mate, plus fine dans ses fibres; elle est aussi plus tortillée et, pourainsi dire, plus frisée que le poil de chèvre.
Si l’on présumait que le mélange fûtducoton, on recourrait au moyenindiqué par la circulaire n° 1045 pour distinguer les matières végétalesdes matières animales. ■
Dans tous les cas de doute sur la véritable nature des fils déclaréscomme poil de chèvre, il est du devoir des employés de provoquer l’ex-pertise légale.
(13) Fils de phormium tenaoc, etc. — 11 s’agit exclusivement ici,comme l’indique d’ailleurs la loi, des fils provenant de trois végétauxfilamenteux qui sont particulièrement employés comme matière textile,savoir : le phormium tenax , dit lin de la Nouvelle-Zélande ; Vabaca ,vulgairement appelé chanvre de Manille, et le jute, connu aussi sousle nom de chanvre de Calcutta .
Ces fils sont taxés sans distinction du degré de finesse. Ils sont ordi-nairement très-grossiers, On les distingue facilement des fils de lin ou