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Peigneuse de De Girard. On a fait de nombreuses tentativespour substituer le peignage mécanique à celui à la main-, mais,comme nous l’avons déjà dit, aucune n’a obtenu un succèscomplet, quelques-unes sont cependant utilisées pour aider cepeignage plutôt que pour l’exécuter en entier. Nous allons décrired’abord une des peigneuses les plus estimées, et la plus anciennede toutes, celle pour laquelle Philippe de Girard a obtenu unbrevet en 1810, avec quelques modifications de détails qui yont été apportées par M. Decoster.
Les mèches de lin à peigner sont saisies entre deux piècesformant une pince ou mordache. On dispose un certain nombrede ces pinces dans une espèce de conduit, où une chaîne sansfin les fait cheminer.
Une partie de 2/3 environ de la longueur des mèches, flotteverticalement et passe à travers les aiguilles des peignes, montéessur des barres horizontales, se mouvant également de façon àengager et à dégager les [aiguilles des deux côtés des mèchesdans leur épaisseur.
Les étoupes sont enlevées par deux petits cylindres attracteurset étalées ensuite autour d’un grand tambour.
La fig. 8, PI. 2, présente une vue de côté, et là fig. 9 une vuede face de la machine. La fig. 10 donne les détails du mouve-ment des peignes.
Le bâti de la machine se compose de deux montants ouchâssis parallèles A, en fonte, minces et renforcés par des ner-vures. Ces montants sont solidement réunis entre eux par desentre-toises ; tout le système est fixé ou fondé sur le sol.
On dispose le lin à peigner par paquets d’environ 125 à 150grammes régulièrement étalés, entre les mordaches p quipeuvent s’écarter et se resserrer au moyen d’une vis ou de touteautre manière. Ces pinces sont fixées par un crochet à la chaînesans fin h, qui chemine le long d’une rainure pratiquée dansune règle f , et elles sont conduites entre celle-ci et une règleinférieure f'.
Les règles elles-mêmes sont solidement fixées au bâti. Lachaîne qui conduit les mordaches est mue par deux rouesdentées m, dans les dents desquelles s’engagent ses anneaux.