LIN LT CHANVRE.
159
velles, et par conséquent celle des peignes au commencement età la fin du travail. Elle indique que la distance entre les peignesest plus grande à la partie inférieure, qu’à la partie supérieure.
Il résulte de cette disposition que les parties supérieures de lamèche qui n’ont pas encore été attaquées par un peignage prépa-ratoire , sont pénétrées par les deux séries de peignes d’environ12 à 13 millimètres plus profondément que les parties inférieuresoù les mèches doivent se dégager. Ces peignes ont un mouve-ment tel que la direction de leurs dents reste constamment per-pendiculaire à celle des mèches pendant le travail. Les écarte-ments entre les peignes pourraient varier suivant les épaisseursdes mèches à travailler. La commande de la chaîne sans fin estprise sur l’arbre coudé supérieur au moyen d’une vis sans fin wqui engrène avec une roue v. Cette roue porte un tambour surlequel la corde s’enroule et d’où elle se déroule suivant la direc-tion des pinces.
Les parties qui viennent d'être décrites sont les organes pei-gneurs proprement dits : l’ensemble de leur jeu, sur lequel nousne nous étendrons pas, parce qu’il peut être facilement compris,nous amènera naturellement à la description des parties pourainsi dire supplémentaires dont il nous reste à parler.
Lorsque les peignes sont garnis d'aiguilles sur les porte-pei-gnes, suivant la règle que nous avons précédemment indiquée ,on charge alors les pinces des poignées de filasse qu’on serrefortement pour qu’elles ne puissent être enlevées pendant letravail.
Après que les premières mordaches ont reçu des mèches , etqu’elles sont enroulées par la chaîne sans fin, on engrène la machineen faisant passer la courroie de la poulie P' sur la poulie mo-trice P.
Les quatre arbres coudés prennent alors leur mouvement derotation avec une vitesse assez grande ( environ 150 tours à laminute), pendant que la matière à peigner s’avance très-lente-ment avec une vitesse d’environ 0 m .006 pour chaque révolutionde l’arbre ou des peignes. La lenteur des mordaches étant com-binée avec la vitesse des peignes, le peignage de la matière fila-menteuse s’effectue graduellement et à fond. Les mèches étant