LAINES.
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Pendant ce temps un second peigne continue à chauffer pourêtre garai à son tour-, lorsque les deux sont entièrement four-nis de laine, l’ouvrier en tient un sur son genou, avec la maingauche, et saisit l’autre de la main droite pour faire pénétrerles dents de celui-ci entre celles du premier ; il fait cheminerle second graduellement dans la masse et parallèlement à lui-même , entre les dents de l’autre, jusqu’à la fin du travail.Cette manière de procéder, quoique la plus généralement usitée,n’est pas la meilleure. On obtient un résultat plus favorable, enpratiquant cette opération debout à la manière des peigneursde lin. L’ouvrier a alors plus de force et une position moinsgênée ; le seul inconvénient de rester debout disparaît bientôtavec l’habitude.
On obtient par le peignage une grande partie de laine dé-mêlée , claire et formée de filaments longs, que l’on désignesous le nom de cœur, et une partie moindre de filaments pluscourts et brisés qui sont restés dans le fond des dents, qu’onnomme blouse.
Cette dernière partie ne pouvant servir à tous les usages aux-quels on emploie ordinairement la laine longue, est travaillée àla carde et utilisée comme laine cardée.
La laine étant peignée, on la laisse refroidir, puis on la dis-pose en paquets de dix à douze poignées chacun, destinés auxpréparations suivantes.
On a fait bien des tentatives pour arriver au peignage méca-nique , mais nous ne connaissons jusqu’ici qu’une seule machinequi ait eu quelques succès en France , où l’industrie de la lainepeignée ne redoute aucune rivalité étrangère.
L’idée de la peigneuse mécanique à laquelle nous faisons allu-sion et que nous allons décrire, est due à M. Godard d’Amiens ,qui prit un brevet en \ 823 pour une des premières machines de cegenre. Il céda ensuite son brevet à M. Collier . Ce dernier apportades modifications à la machine qui est connue aujourd’hui sousson nom. Les fig. 2,3 et 4, PI. VI, représentent : la première,un plan horizontal de la peigneuse; la seconde, une vue de côté,et la troisième, une coupe verticale.
Les peignes consistent en deux grandes roues armées de broches
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