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nécessaire que la distance qui sépare les deux paires de cylindressoit plus grande que la longueur des brins qu’on étire, afin queles mêmes filaments ne puissent être saisis en même temps entreles deux paires de cylindres, et qu’ils se disposent en échelonspour former le ruban.
Les fibres d’un ruban, pour se prêter parfaitement à sa con-version en fil régulier et solide, devront présenter la dispositionque nous indiquons fig. 32. Les fibres 1,2, 3, 4, S, 6, etc., dela masse doivent être échelonnées dans toutl’in-térieur du ruban, de manière que les distancesde ces filaments projetés sur un plan normala b soient autant que possible égales entre elles.
Pour arriver à ce résultat avec la précision dé-sirable , il est nécessaire de faciliter cette dis-position du ruban au commencement du travailet de n’opérer l’étirage que progressivement. Eneffet, la matière provenant des préparations
Figure 32.
précédentes n’a pas encore ses filaments suffi-samment redressés et bien disposés, l’allongement qu’il fau-drait atteindre si on produisait l’étirage en une seule opérationexigerait une vitesse telle de la part des cylindres, qu’elleproduirait leur échauffement ; les filaments de la surface se-raient plus laminés que ceux de l’intérieur des rubans, leurélasticité serait troublée, ces derniers seraient de mauvaise qua-lité, sans même qu’il y eût économie de travail, puisque leproduit ne serait toujours basé que sur la quantité de matièrefournie par les cylindres alimentaires. L’opération de l’étiragedoit donc être répétée et faite progressivement. Mais commebientôt l’allongement du ruban séparerait les fibres et que l’a-mincissement deviendrait tel que le ruban n’aurait plus de con-sistance , on a soin à chaque nouvel étirage d’ajouter des nappesnouvelles, de manière que l’allongement soit partagé entre unnombre de filaments proportionnel aqx répétitions des étirages.Ces additions successives se nomment doublages. L’expérience aprouvé que, dans l’étirage de chaque matière textile, il y a unrapport de vitesse et par conséquent d’allongement qu’il ne fautpas dépasser pour que l'opération réussisse bien ; elle a reconnu