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244 PRÉPARATIONS DD SECOND DEGRÉ.

fin. La matière étant moins fine et moins tordue au commence-ment des passages au banc à broches, la machine produit néces-sairement une quantité plus considérable que lorsque la finesseaugmente, et exige par conséquent une moins grande quantitéde broches pour effectuer le même travail; leur nombre peutvarier de 60 à 120 et plus.

Les commandes des broches et des bobines ont lieu de lamême manière pour toutes, quel qu’en soit le nombre. Il suffitdonc de connaître la description d’une seule, pour se rendrecompte de l’ensemble des mouvements.

Sur l’axe g de la bobine et de la broche dont on voit un détaildans la fig. 3, sont fixées : l°à sa partie inférieure, une paire deroues coniques n ri, dont la première est placée sur l’axe et reçoitson mouvement de la seconde ri ; 2° à une certaine distance au-dessus de ces deux roues nn', une autre roue conique ri', faisantcorps avec la bobine et recevant son mouvement par un pignonà retour d’équerre ri". Le premier système est destiné à fairemouvoir la broche, et le second à imprimer le mouvement à labobine.

Les roues nri, disposées sur l’arbre horizontal x, et répétéespour chaque broche, reçoivent leur mouvement par l’entremisedes roues 1,2,3,4,5. La dernière 6 tourne avec l’arbre moteur M,qui reçoit son impulsion par l’entremise de la poulie P et de sacourroie; cette commande des broches n’offre rien de particulier.Il n’en est plus de même pour celle de la bobine; nous savons,par ce qui précède, qu’elle doit se mouvoir simultanément autourde l’axe de la broche , et dans le sens de sa longueur, et que cesmouvements doivent de plus se ralentir progressivement et d’unequantité constante, à mesure que le fil s’enroule. Ce problèmecompliqué a été résolu de la manière suivante :

Le pignon K transmet le mouvement à l’arbre Y, qui com-mande toutes les petites roues des bobines, et reçoit sa vitessepar un double mouvement résultant de l’arbre moteur M, quitransmet aux broches, comme nous l’avons vu , une vitesse con-stante , et de l’arbre Q, qui reçoit une vitesse variable par le dé-placement d’une courroie O sur un cône E. Il est évident que sipar un moyen quelconque la courroie O glisse sur le cône dans la