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supérieure à celle des machines à coton. Quant aux nombres de

doublages, il est généralement moindre que pour le coton, les

fibres du lin étant plus droites, plus résistantes et plus fortes,

sont plus facilement transformées en un ruban homogène suffi-« , . \samment etire et consistant.

A la sortie de la table à étaler, que nous venons de décrire, lesrubans passent successivement à un premier, à un second , à untroisième, et quelquefois, pour les numéros élevés, à un qua-trième banc d’étirage. Ces machines ne diffèrent en aucune ma-nière de l’étaleuse, si ce n’est parla suppression des tabliers sansfin en cuir, qui deviennent inutiles, une fois que le ruban estformé (1).

D’après les considérations précédentes et les données pratiques,on s’est généralement arrêté aux nombres suivants pour la ma-chine à étaler. La vitesse de la poulie motrice peut varier de 80à 100 tours. L’étirage doit être compris de 1 àiOetne jamais dé-passer 60. Le rapport du développement entre le cylindre four-nisseur et le cylindre étireur, doit donc être proportionnel à cesnombres. Si, par exemple, leurs diamètres étaient égaux', lecylindre étireur devrait faire 40 à 60 tours, pendant que le four-nisseur en ferait un. Si les diamètres diffèrent, les développementsdes deux cylindres multipliés par leurs vitesses devront resterdans ces, rapports.

La vitesse des vis, celle des rouleaux, des cuirs sans fin, du ta-blier, doit être la même et égale à celle des cylindres fournisseursou un peu moindre ; car il faut évidemment que le tablier four-nisse la quantité que les cylindres peuvent étirer, et que les pei-gnes puissent enlever cette même quantité.

Lorsqu’on voudra changer les vitesses des étirages , on n’auraqu’à changer un pignon, comme nous l’avons indiqué en parlantdes étirages du coton. Le travail des étirages du lin est organiséd’une manière moins satisfaisante que celui du coton ; on se sertencore exclusivement de pots pour recevoir les rubans à la sortie

(1) Il ne faut pas oublier que les considérations que nous avons fait valoir enparlant des étirages du coton, ainsi que les calculs donnés alors, sont parfaite-ment applicables ici.