Band 
[Texte.]
Seite
266
JPEG-Download
 

266

PRÉPARATIONS DU SECOND DEGRÉ.

des bancs d’étirages. 11 y a donc ici à répéter l’observation quenous avons déjà faite en parlant du travail des étoupes. Quand lamèche est suffisamment étirée en ruban , on la fait passer auxbancs à broches. Ces machines ne diffèrent de celles que nousavons décrites pour les préparations du coton, que par la persis-tance des peignes servant à guider les filaments avec cette modi-fication qu’il y a autant de rangées de peignes que de rubans,et par conséquent, de bobines aux métiers. Les peignes des bancsà broches, comme ceux des étirages, sont conduits tantôt par desvis et tantôt par des chaînes sans fin, et les observations faites pré-cédemment sur les deux systèmes, sont également applicables ici.

Ce n’est que depuis quelque temps qu’on emploie le banc àbroches à mouvement différentiel pour la préparation du lin; onse servait naguère d’un métier un peu plus simple, mais quidonnait des produits moins parfaits. Ce métier disparaît peu àpeu pour être remplacé par les bancs à broches que nous avonsdécrits en détails. Le nombre des broches, et conséquemment desbobines, est bien moindre pour la préparation du lin, que pourcelle du coton; elles sont plus espacées entre elles, et ont uneplus grande hauteur. Elles diminuent de hauteur et se rappro-chent dans les métiers à mesure que le travail avance, et que lamèche devient plus fine et qu’elle occupe un volume moindrepour s’enrouler. Les étirages et les torsions doivent avoir lieud’après les considérations générales exposées en tête de ce cha-pitre. Les étirages diminuent donc aux bancs à broches, ilspeuvent varier de 15 à 20 , et les torsions sont ordinairementcomprises entre 3 à 5 tours de broches pourunelongueurdeO™,10.Le maximum de torsion doit être à l’ordinaire combiné avec unminimum d’étirage et vice versa. Or nous avons vu déjà que latorsion doit augmenter avec les doublages et la finesse des fils.

Les nombres généralement adoptés sont compris dans les li-mites suivantes :

On donne une torsion de 3 tours par 0 m ,10 jusqu’au n° 25.

3t,5 du n° 35 au n° 50.

4 l ,5 du n° 50 et au-dessus.

La vitesse des broches ne peut guère dépasser 450 tours sansqu’il y ait de l'ébranlement dans la machine et des ruptures de fils.