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LAINE PEIGNÉE.

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Les modifications apportées aux étirages des étoupes consistentdans le rapprochement des cylindres étireurs, dans une diminu-tion d’étirages et de doublages tant aux machines à étirer fiu’auxbancs à broches, et enfin dans une augmentation de torsion.Cette torsion donne assez généralement les nombres suivants detours par décimètre.

4 tours jusqu’au n° 16.

5 — du n° 16 au n° 30.

6,5 — du n° 30 au n° 40.

Les étirages aux bancs à broches sont moyennement de 10 a 12et dépassent rarement 18.

LAINE PEIGNÉE (1).

Nous avons déjà dit quelques mots des progrès rapides de l’in-dustrie des laines longues, en France , et de sa supériorité, quin’est même pas contestée par nos concurrents d’Angleterre. Ilsviennent en effet s’approvisionner chez nous d’une partie des filsfins qu’ils emploient, et ils reconnaissent l’excellence de nos ma-chines.

Cependant on ne peut attribuer notre succès dans cette spé-cialité aux avantages de notre situation, comme on l’a fait pourl’industrie séricicole, puisque nous sommes obligés d’acheter audehors, et en Angleterre même, une grande quantité des laineslongues travaillées par nos filatures. C’est à l’intelligence avec la-quelle on a su appliquer les préparations du second degré, à laper-fection des machines, à la manière rationnelle dont les opérationssont combinées, et aux soins tout particuliers qu’on y apporte,que sont dus les progrès de l’industrie de la laine peignée. Nousdevons donc revenir, en quelques mots, sur l’histoire de ces pro-grès, avant d’aborder la description du travail de ces préparations.

(1) Les préparations du second degré n’existent pas, pour ainsi dire, dans letravail de la laine cardée ; les rubans fournis par les cardes passent immédiatementau filage.