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LAINE PEIGNÉE.

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laine peignée. 11 inventa ou appliqua , si Ton veut, les peignes àbarrettes aux machines à étirer, à doubler et à laminer la laine.Nous disons que l'on peut considérer cette heureuse idée commeune invention ou seulement comme une application, parce qu’onavait fait une application analogue aux machines à filer le lin. Quoiqu’il en soit, le travail de la laine peignée est entré dans une voienouvelle. Depuis lors, toutes les autres améliorations n’ont été, pourainsi dire, qu’une conséquence de celle-là. Il est donc nécessairede dire quelques mots du principe de la nouvelle machine à pré-parer les laines. Jusqu’à l’époque de son emploi, on cherchait àproduire les étirages du ruban au moyen des dispositions adop-

faits qu’on trouve dans la carrière de M. Ternaux, qui offre beaucoup d’analogieavec celle d’un autre grand citoyen, M. Laffitte.

M. Declanlieu avait bien raison de signaler M. Ternaux à la reconnaissance dupays. L’industrie des laines lui doit en effet, outre les nombreux perfectionne-ments apportés à la fabrication des draps, et qu’il appliquait dans ses vastes éta-blissements des départements de la Seine, de l’Eure, de la Seine-Inférieure , de laMarne et de la Belgique, alors française , la création de la fabrication des châles.

Il présenta à la Société d’encouragement, au mois de décembre 1810, lespre-miers châles qui furent produits en France . Il offrit trois modèles qui sortaient deses établissements : deux châles blancs, fabriqués avec de la laine du pays, et unavec du duvet de cachemire qu’il avait fait venir à grands frais de la Russie . Pourne rien laisser de vague sur la part qui revient à M. Ternaux dans la création de lafabrication des châles, nous croyons devoir reproduire un rapport fait à la Sociétéd’encouragement, le 17 févrierl813, par M. Bardel.

« M. Ternaux l’aîné vous a présenté des châles fabriqués en pure laine de Ca-» chemirc, dont vous avez chargé votre comité des arts mécaniques de vous rendre» compte ; douze de ces châles avaient été commandés à M. Ternaux par ordre de» Sa Majesté, il y a dix-huit mois; ils ont été livrés et présentés le 31 décembre» dernier par S. Ex. le Ministre des manufactures et du commerce.

» Ce nouveau succès de l’industrie française est digne du zèle de M. Ternaux» pour la prospérité de nos fabriques, et de l’honorable distinction dontSa Majesté» a daigné l’honorer.

» Ces châles sont d’une fort belle exécution ; le tissu en est fin et serré, et ils» ne diffèrent de ceux qui nous viennent de l’Inde que par l’économie de la fa-» brication qui en accélère le travail. *

» ,. .. Nous concluons en demandant au Conseil de savoir gré à M. Ternaux de

• « Il parait que la fabrication des châles de cachemire a é!é l’objet des recherches de» quelques autres fabricants , qui sont parvenus, ainsi que l’a annoncé un membre du» conseil, à une imitation très-exacte de ces tissus ; mais le mérite d’avoir introduit» le premier en France ce genre d’industrie n’en reste pas moins d M. Ternaux , qui,» depuis neuf ans , n’a épargné ni peines ni sacrifices pour atteindre au but qu’il se» proposait, il lui a fallu tout perfectionner, couleur, préparation , filature et tissage,» pour pouvoir employer une matière remplie de gale , la plus courte, la plus délicate» et la plus difficile à travailler qui existe, et qui a valu aux Indiens la réputation d’étre