Band 
[Texte.]
Seite
270
JPEG-Download
 

270

PREPARATIONS DO SECOND DEGRE,

tées dans les bancs à laminer, dont se sert la filature du coton ;c’est-à-dire que l’on faisait passer le ruban entre un certainnombre de paires de cylindres (deux ou trois) superposées, quitournaient avec des vitesses différentes. Mais les filaments de lalaine peignée ayant une dimension sensiblement plus longue quecelle des brins de coton , il devenait nécessaire d'établir un grandécartement entre chaque paire de cylindres. Le ruban était doncobligé de cheminer avec une vitesse assez considérable sur unelongueur plus ou moins grande; les filaments de ces rubans n’é-tant pas soutenus entre les cylindres , se séparaient facilement ; ildevenait par conséquent difficile de les réunir et d’en former une

m ses nouveaux efforts en faveur de l’industrie nationale, et nous proposons l’in*» sertion du présent rapport au Bulletin de la Société . »

» le peuple le plus patient, et à leurs fileuses d’être les plus habiles du monde. Ce>< qui tendrait à le prouver, c’est qu’il n’entre pas pour 40 fr. de matière dans des» châles de 1,500 à 2,000 fr. de valeur. M. Ternaux n’a point employé, pour la chaîne» des tissus, la soie, qui facilite le travail dans la proportion de 1 à 6 , parce que le» fil en soie ne casse pas, tandis que celui du cachemire, si parfait qu’il puisse être,» se rompt facilement, surtout dans des comptes aussi serrés que ceux dont M. Ternaux» fait usage. 11 n’y a nulle comparaison pour la beauté, et surtout pour la solidité de» cette étoffe, lorsque la monture est en matière de cachemire ou lorsqu’elle est en» soie.

» M. Ternaux assure que dans six ans ses châles seront infiniment plus moelleux« qu’ils ne le sont à présent, et, avant deux ans, il supprimera la monture en soie.

» Au surplus, M. Darnien-Pepin a prouvé , par un châle qu’il a présenté à la société» en i8io, qu’il n’y a pas de dessin, si bizarre et si compliqué qu’il soit dans le goût»' oriental, qu’on ne puisse imiter avec succès. »

C’est à M. Ternaux qu’on doit aussi l’introduction en France du duvetdu cachemire.Il ne se contenta pas d'en faire venir de l’étranger, et de le mettre en œuvre de la ma-nière la plus satisfaisante, malgré toutes les difficultés que cette matière présente autravail; mais il eut encore l’idée d’acclimater chez nous les chèvres du Tibet . « Mais»» dit M. Ternaux dans un mémoire écrit à ce sujet, il fallait encore trouver un de ces» hommes rares et précieux qui, par leur courage et leur habileté, savent triompher» de tous les obstacles, qui ont, avec une volonté ferme et persévérante, le désir» comme le talentde servir leur patrie; il fallait que, pour la connaissance de toutes les» langues orientales et l’habitude des voyages longs, périlleux et difficiles, cet homme» pùt réussir dans une pareille entreprise. Je rencontrai l’assemblage de tant de qua-» lilés distinguées dans la personne de M. Amédée Jaubert . Nous nous entendîmes du

» premier mot.» Nous regrettons de ne pouvoir donner complètement l’intéressant

mémoire dont nous extrayons ce passage, et qui est inséré dans le numéro de jan-vier 1819 du Bulletin de la Société d'encouragement.

C’est encore à M. Ternaux qu’on doit la propagation des moulons mérinos qui four-nissent nos plus belles laines. 11 échangea avec la Saxe et la Silésie des boucs et deschèvres de cachemire contre les moutons de ces pays dont les laines sont les plusrecherchées*

Quoique nous n’ayons fait qu’énumérer bien succinctement une partie seulement desservices rendus par M. Ternaux à l’industrie des matières textiles, les bornes d’unenote, déjà bien longue, ne nous permettent pas de nous étendre autant que le sujet lecomporte; v car nous parlons d’un homme dont l’esprit n’était étranger â aucun ordre» de connaissances, comme son âme n’était étrangère à aucun sentiment généreux, »ainsi que l’a si bien dit M. de Gèrando , dans une notice sur la vie de M. Ternaux.