Band 
[Texte.]
Seite
271
JPEG-Download
 

LAINE PEIGNÉE.

271

mèche de préparation homogène et régulière, ce qui est cepen-dant une des conditions les plus essentielles. C’est pour remédierà ces inconvénients que M. Declanlieu eut l’idée de faire unemachine dans laquelle les filaments des mèches étaient dirigésparallèlement, et soutenus pendant leur marche , au moyen d’ai-guilles ou dents pointues et verticales attachées sur une chaînesans fils à articulations, et adaptées à des barrettes qui ont donnéleur nom à ce système de peigne bien connu aujourd’hui. Leruban, placé sur les pointes , est amené d’une paire de cylindresà l’autre par la chaîne, qui maintient par conséquent toutes lesfibres à leurs places, et les empêche de se séparer pendant le tra-jet, comme cela arrivait avant. (On voit que c’est absolument leprincipe appliqué aux préparations du lin.)

On a fait cependant deux objections à cette machine ; indépen-damment du prix élevé de sa construction , on lui reproche de nepouvoir servir convenablement qu’à la préparation des laineslongues, comme les laines anglaises, tandis qu’elle devient in-suffisante pour les laines à filaments moins longs, et par consé-quent pour nos laines indigènes. C’est pour remédier à ces incon-vénients que M. Laurent imagina plus tard un peigne circulaire.Ce peigne consiste simplement en un cylindre horizontal d’undiamètre plus ou moins grand, et armé de dents ou aiguilles plusou moins fines et plus ou moins espacées sur la périphérie. Dansson mouvement de rotation, il peut amener le ruban beaucoupplus près des cylindres étireurs , surtout si les aiguilles sont incli-nées, et peut par conséquent travailler également bien les prépara-tions formées par des filaments de laines mérinos et de laines an-glaises. Il a de plus l’avantage d'être d'une construction facile et parconséquent d’un prix peu élevé. Aussi est-il généralement adoptéaujourd’hui, avec quelques légères modifications qu’on a appor-tées, soit à la direction des dents, qui de perpendiculaires qu’ellesétaient, ont été légèrement inclinées pour faciliter le travail ;soit à la dimension et au nombre de dents. Ces éléments n’ont eneffet pu être déterminés qu’après un certain temps d’expérimen-tation. 11 ne suffit pas, on le sait, qu’une machine possède lesorganes nécessaires au travail qu’elle doit exécuter, pour que cetravail soit parfait; il faut encore, et c’est là une condition non