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PRÉPARATIONS DU SECOND DEGRÉ.

moins essentielle , qu’il y ait une harmonie parfaite entre les dif-férentes parties , et que ces parties mêmes soient rationnellementmodifiées, suivant la matière qu’elles auront à traiter, et la pé-riode de transformation à laquelle elle est arrivée. On a fait l’ap-plication de ces principes de la manière la plus complète auxmachines, qui servent aux préparations du second degré de la lainepeignée. Elles sont construites aujourd’hui et coordonnées parnos constructeurs et surtout par M. Villeminot de Reims , de ma-nière à fonctionner avec une perfection réellement remarquable.

Pour ces préparations du second degré des laines peignées , ona su tirer un grand parti aussi d’une préparation toute spécialeau travail de la laine longue, qui consiste à faire subir une torsionénergique aux rubans pendant quelques instants et à les aban-donner ensuite à eux-mêmes, l.a force élastique des filamentstend alors à les faire redresser, avec une puissance proportionnelleà celle dépensée pour tordre. On expose ensuite les rubans,ainsi préparés, à un courant de vapeur, puis on les détord aprèsquelques jours. Cette application si simple facilite énormément leredressement des fibres. 11 est facile de s’en convaincre, en com-parant les filaments d’un ruban, avant et après cette opération,que l’on désigne sous le nom de tortilbnnage.

On avait cherché, depuis longtemps, à aider le redressementdes fibres par l’emploi de la chaleur. M. Bobo , dans un brevetpris en 1816, disait qu’il chauffait des cylindres, sur lesquels ilfaisait passer la laine pendant l’étirage ; il opérait ce chauffage enintroduisantdans lecylindre des barres de fer élevées à unecertainetempérature au moyen de lampes. Le principe est certainementlogique. La chaleur sèche, à un degré convenable,ne peutqu’aiderau redressementdes fibres de la matière filamenteuse cornée. Maislemoyen employé par M. Bobo était trop incommode ettrop com-pliqué. On y substitue maintenant un autre mode de chauffage, quiconsiste à introduire un jet de vapeur dans des cylindres, ce quiest beaucoup plus facile et pluséconomique. L’usage de la chaleur,dans les circonstances dont nous parlons , n’est cependant pasencore généralement adopté , et il ne donne pas toujours lesmêmes résultats; les uns s’en servent concurremment avec l’opé-ration du tortillonnage , et d’autres sont parvenus à supprimer