LAINE PEIGNÉE.
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complètement cette dernière opération et à la remplacer avecavantage par l’emploi de la vapeur intelligemment dirigée pendantle travail. Nous citerons parmi les derniers , MM. Dupont , père ,fils et compagnie , dont l’établissement nous a paru ne rien laisserà désirer sous le rapport de la direction et de la parfaite compo-sition des assortiments ; nous avons pu voir là les différents" sys-tèmes de peignes dont nous venons de parler, et comme ilsétaient tous dans un parfait état, nous avons pu les comparerentre eux et nous former l’opinion que nous avons émise précé-demment.
Lorsque les laines ont été peignées à la mécanique , elles arri-vent aux préparations du second degré , sous forme d’un rubanébauché ; mais si le peignage a été exécuté à la main, elles seprésentent alors en nappes. Dans le premier cas, il n’y a qu’àcontinuer la formation du ruban, et dans le second, il fautcommencer à le composer en soudant les nappes les unes aux au-tres par juxta-position, ce qui a lieu en les faisant passer entredes cylindres. Cela fait, le travail reste identiquement le même.Il s’agit, dans les deux cas, de produire d’abord un ruban bienhomogène, bien régulier et bien adhérent, de le convertir en-suite en une mèche ronde, qui se prête facilement à la trans-formation en fil. Nous avons déjà indiqué en quoi les machinesà étirer ou à former les premiers rubans, ressemblent à celles dulin, et différent de celles du coton. Quant à celles destinées àtransformer les rubans en mèches, elles ont, comme nous le ver-rons, une certaine analogie avec le rota-frotteur , que nousavons décrit pour les laminages du coton, et sont nommées 60-binoirs. Mais on n’emploie presque jamais le banc à broches, sigénéralement en usage pour le coton et le lin. Nous pour-rions même dire qu’on n’en fait pas usage encore, si nousne connaissions un établissement à Mulhouse qui en a tentél’essai, comme métier à finir les préparations, et qui en estsatisfait.
Nous allons décrire les machines généralement usitées pour lalaine peignée, dans l’ordre de leur emploi, tel qu’il est établi àl’ordinaire à Reims et dans les environs, où l’on produit une sigrande quantité de fils en laine à longs brins.
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