LAINE PEIGNÉE.
281
produit le passage de la courroie d’une poulie sur une autre, etcomme , dans le même moment, le frein agit dans la gorge de lapoulie k, la machine est arrêtée dans un instant très-court.
Aussitôt que les tortillons sont formés, ils sont portés pourêtre bruis , dans une cuve close où la température est élevée parla vapeur de 3o à 45 degrés, suivant la finesse de la laine. On leslaisse dans cet état au moins pendant deux heures, afin que lesfilaments s'imprègnent complètement de vapeur , pour faciliterleur détortillonnage,caron sait qu’elle a la propriété d’allonger etde développer les fibres. Les rubans sont retirés et séchés pourêtre dclortillonnès. Cette opération se fait au moyen d’un crochetreprésenté sous ses différentes faces, fig. 8, que l’on fixe dansun poteau de l’atelier; il suffit de passer dans l’œil du tortillon,près du crochet, une broche et un tirant, dans le sens de la lon-gueur du ruban tordu; on parvient ainsi à l’ouvrir. On fait éga-lement quelquefois ce travail au moyen d’une petite machine àdétordre dont la fig.l donne une vue de côté; son mécanisme estanalogue à celui de la tortillommise que nous venons de décrire.Si l’on examine les filaments des rubans qui ont été tortillonnés,et si on les compare à ceux qui n’ont pas subi cette action,il ne sera pas difficile de reconnaître que les premiers sont déve-loppés , droits, et ont une apparence soyeuse, tandis que les se-conds présentent encore tous les caractères inhérents à la lainenon travaillée. L’effet si bien commencé par le tortillonnage etl’intervention de la vapeur, est continué par les machines sui-vantes (1).
Défeutreur double. Les tortillons ouverts sont placés derrièrele défeutreur double représenté en plan général fig. 9, et en coupeverticale fig. 10; cette coupe est faite suivant la ligne 3-4._
On doit étaler avec soin les tortillons sur la table; les ou-vrières doivent veiller à ce qu’ils soient parfaitement ouverts,
(1) On remarquera que les différentes machines à préparer que nous allonsdonner, offrent beaucoup d’analogie entre elles et avec celles destinées au mêmetravail pour le coton , et surtout pour le lin ; nous avons cependant cru conve-nable de décrire la série complète de ces machines, parce qu’elle ne l’a pas étéencore, que nous sachions, ce qui tient probablement à l’origine toute récente, auxmodifications et aux progrès réalisés chaque jour dans l’industrie de la laine peignée.