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PRÉPARATIONS DU SECOND DEGRÉ.
que les dévidages ultérieurs qu’on est obligé de lui faire subirse fassent facilement et promptement avec le moins de déchetpossible.
Les machines à tirer la soie des cocons ont été le but de biendes recherches depuis environ un siècle. L’Italie surtout, quitrouve dans cette spécialité une de ses plus grandes ressources,s’est le plus ardemment préoccupée de ces recherches ; aussiles tours à tirer la soie employés en France sont-ils encore au-jourd’hui, sauf quelques modifications, les anciens employésen Piémont .
Ces machines se composent ordinairement : 1° d’une bassineà eau chaude pour contenir les cocons à dévider; 2° d’une filièrepour livrer passage à un certain nombre de leurs brins réunisqui forment le fil grége ; 3° d’un appareil croiseur pour tordreou plutôt frotter le fil, de manière à l’arrondir, à en comprimerl’humidité, et à faire bien adhérer les brins entre eux; 4° d’unguide à translation alternative qu’on nomme par cette raisonle va-et-vient ; il a pour but de faire croiser le fil sur le dévi-doir afin qu’il ne se colle pas en revenant sur lui-même, etde faciliter le dévidage ultérieur ; 5° enfin l'asple ou dévidoir,doué d’un mouvement de rotation continu, disposé pour recevoirla soie qui lui est amenée par le va-et-vient. L’ensemble de lamachine se nomme un tour.
Tous les tours connus possèdent les éléments que nous ve-nons de mentionner; ils ne diffèrent entre eux que par des mo-difications apportées, soit dans la manière d’imprimer le mou-vement général à la machine, soit dans des changements dedispositions de chaque organe. Nous allons étudier successive-ment les changements les plus importants. Un des tours les plusanciennement connus est le pièmontais. Sur cette machine onforme deux écheveaux à la fois, en dévidant simultanémentune quantité suffisante de cocons pour deux fils, qui se séparentà la sortie de la bassine. L’économie que présente cette méthode1,’a fait généralement adopter depuis. Nous citerons les excep-tions. Vaucanson avait apporté à cette machine un seul change-ment , qui consistait dans la manière de croiser les bouts ou filsà leur sortie de la bassine ; quoique le système de Vaucanson