sur l’asple. La première croisure, au lieu d’être horizontale,est alors verticale, ce qui présente de nouveaux moyens pour évi-ter les mariages. La fig. 9 donne une vue de face d’un mécanismeimaginé à cet effet par M. Chambon, et la ftg. 10 une vue decôté de la partie antérieure du tour.
Les fils a, a, provenant des cocons, sont d’abord dirigés àtravers les petits barbins en agate &,&, et de là ils passent dansles guides ft, i, placés l’un au-dessus de l’autre le long de la tigeverticale g. Ils se réunissent pour se croiser au point e; après unetorsion suffisante d’une longueur d’environ 0 m ,04 à 0 m ,0o, ilsse séparent de nouveau pour se rendre aux guides o, o, qui lesdirigent sur l’asple. Lorsque l’un des fds vient à casser au pointordinaire où la rupture se présente le plus fréquemment, c’est-à-dire au point de croisement e, le bout croisé se trouve entraînépar l’asple, tandis que celui non tordu tombe à l’extrémité dubras x hors de l’asple, et ne peut par conséquent plus être dé-vidé. L’ouvrière arrête alors le tour pour rattacher les fds et re-commencer la croisure.
Beaucoup d’autres tentatives ont été faites encore, mais nousnous bornerons à citer et à décrire les tours qui paraissent jouirde la plus grande faveur dans l’industrie séricicole. Parmi ceux-làon indique souvent le tour de M. Michel de Saint-Hippolyte,celui de M. Bourcier, de Lyon , et celui de M. Geoffrey, deM. Chambon.
Les deux premiers ayant beaucoup d’analogie et ne différantguère que par des détails de construction, il suffira de décrirel’un d’eux. Nous donnons en conséquence celui deM. Bourcier.
La modification essentielle de ce tour consiste dans la construc-tion du croiseur mécanique; car jusqu’ici, malgré toutes les ten-tatives faites, dont nous avons signalé les principales, on étaittoujours obligé de croiser les bouts à la main, ce que l’on regar-dait comme une cause d’irrégularité.
La fig. 11 donne l’ensemble du tour vu de côté en perspec-tive. La croisure est faite avant de commencer le travail sur lepetit mécanisme que l’on voit en X, et dont la fig. 12 donneune vue de face, et la fig. 12 bis une coupe verticale repré-sentée de côté. Ce croiseur X est formé d’un fuseau f /, aux ex-