MATIÈRES FILAMENTEUSES, 1NTERMÉD. ET DISCONTINUES. 327
partie inférieure dans une crapaudine de la traverse E, et à sapartie supérieure dans un collet de la pièce F. On voit en résuméque la rotation de l’ailette qui a lieu sur la rondelle r, est in-dépendante de celle de la broche i. La vitesse de cette dernièrerègle celle d’envidage. Quant à la disposition renversée, ellea pour but de rendre le changement de la bobine facile sans avoirbesoin de dévisser l’ailette. Ce métier, imaginé par Bradburg ,vers 1807, n’a pas eu de grands succès, probablement parce quela vitesse delà broche qui faisait l’envidage restait constante , cequi est évidemment un inconvénient que l’inventeur avait cepen-dant signalé comme un perfectionnement.
Métier continu de Jonathan Andretc, Gilbert Tarthan, etJoseph Sheply. Comme une grande vitesse imprimée aux brochesleur fait toujours éprouver d’assez fortes vibrations , on a cherchéà améliorer leur construction, et à leur donner des dispositionsqui missent à l’abri de ce fâcheux effet, qui est une nouvellecause de rupture du fil dans la plupart des métiers marchant ra-pidement. La j Hg. 6, PL XIV, donne une disposition déjà proposéeen 1825 par MM. Andrew, Tarthan et Sheply, filateurs; dans cebut, ils ont cherché à diminuer la longueur des broches. Leursystème opère la torsion et le renvidage d’une manière analogueà la précédente, en disposant l’ailette et son axe de façon à ra-lentir le mouvement de celui-ci. Ils ont également adopté l’ailetterenversée; mais ils ont ajouté entre les cylindres étireurs c,c', c",des petits galets g pour faire passer le fil étiré provenant de labobine de préparation B, pour empêcher , disent-ils, les fibresde s’ouvrir. Enfin ils ont placé un cylindre colleur l; c’est unrouleau qui tourne dans un auget rempli de colle pour s’enimprégner et en enduire les fils afin de les rendre lisses Ce moyenn’a pas été appliqué, que nous sachions ; nous ne l’indiquons quepour démontrer dans quelle direction on a fait des recherches. Cecollage devait avoir des inconvénients; les filsne devaient pas sécherassez rapidement, et occasionner des déchets au dévidage. 1
La fig. 7 montre une broche démontée sur une plus grandeéchelle. L’ailette b est garnie d'une douille d qui porte la noix n.Cette douille a un support s qui est disposé pour être vissé dans lemontant du bâti au moyen de l’écrou r.