328
FILAGE.
La saillie m, formant embase sur la broche h, sert à recevoirla bobine a. 1’ est un fragment du tambour qui imprime le mou-vement de chaque côté aux ailettes. La broche ne tourne qu’avecla vitesse retardée occasionnéé par le frottement de l’embase dela bobine sur elle. On peut faire à l’emploi de ce système les ob-jections que l’on fait aux métiers connus en général, car il ne re-médie réellement à aucune des défectuosités signalées.
On a souvent proposé de disposer horizontalement les bo-bines et les broches de ces métiers; on serait parvenu ainsi àdiminuer les vibrations. Mais les communications de mouve-ment devenaient alors plus compliquées, sans que l’on arrivâtcependant à éviter les autres inconvénients inhérents au systèmecontinu.
Métier continu de Carrick. Un américain, M. .Carrick, a pro-posé une forme de.broche pour métier continu, qui par son ori-ginalité mérite d’être décrite. La modification consiste dans l’ad-jonction et l’emploi d’un anneau ou d’une calotte circulaire etconique, espèce d’entonnoir renversé ou d’éteignoir, au lieu etplace de l’ailette ordinaire, pour guider la matière filée sur labobine. Celte calotte est adaptée et peut se mouvoir autourd’une broche fixe.
Les fig. 8 et9, PI. XIV, indiquent , la première, la broche vide ,et la seconde, la broche pleine de coton. Les fig. i 0 et 11 donnentdes coupes verticales des dispositions des fig. 9 et 10. La fig. 12donne les détails d’une noix n , et la fig. 13 indique une brochecomplète et filante dans sa position au métier.
o, broche fixe d’environ 0 m 35 de longueur sur 2 à 3 milli-mètres de diamètre : elle est cylindrique du bas en haut, et setermine en pointe de clou d’épingle à son extrémité supérieure.En supposant cette broche perfectionnée adaptée à un métiercontinu ordinaire, elle porte à sa base un épaulement pour lafixer sur la traverse 6, au moyen d’une vis et d’un écrou dispo-sés sous la traverse. Il y a sur elle une douille ou tube coulant c,qui est porté par la barre mobile ascendante et descendante, pourlui donner un mouvement de va-et-vient, vertical comme à l’or-dinaire dans ce genre de machine.
La pouiie d tourne librement sur la broche fixe, et son corps,