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MATIÈRES FILAMENTEUSES, INTERMÉD. ET DISCONTINUES. 329

en contact avec le dessus de la douille coulante c, reçoit, suivantl’usage, son mouvement par la corde venant du tambour rota-tif. La bobine e tourne de même librement sur la broche fixe-, sabase porte sur la partie supérieure de la noix d, d’où il résulteque la noix et la bobine tournent ensemble.

g , calotte creuse, de forme conique, placée sur le haut de labroche cylindrique et fixe, où elle est stationnaire; son intérieurest suffisamment évasé pour que la bobine puisse y circulercomme l’indiquent les fig. 9 et 10.

Admettant maintenant que la mèche à filer qui est encore ou-verte, et sans tors, sortant du cylindre délivreur ù, fig. 13,amenée au dehors du cône jusqu’à sa base, est attachée ou en-vidée sur la partie inférieure de la tige de la bobine; la noix miseen mouvement, la bobine suit sa rotation, et produit la torsion àmesure que les cylindres la fournissent. Le fil tournant autour dela calotte conique, éprouve de sa part une certaine résistance qui,joihte à celle produite par l’atmosphère sur un corps tournanttrès-rapidement, occasionne le ralentissement de la bobine, etpermet à l’envidage de se faire progressivement, suivant la marcheascendante et descendante du porte-chariot, qui n’offre rien departiculier, étant imprimé comme à l’ordinaire.

Lorsque la bobine est formée, on n’a qu’à enlever la calotteconique pour l’ôter et la remplacer par une vide.

Ce métier, que nous avons vu fonctionner dans l’importantétablissement de MM. Gros et C ie , à Wesserling , est d’une grandesimplicité , mais on ne l’emploie là que comme machine à pré-parer ; car, lorsqu’on veut imprimer aux broches la vitesse né-cessaire pour les métiers à filer, les calottes vibrent alors avecune grande force, et occasionnent de fréquentes ruptures; etsi l’on ralentit cette vitesse , la torsion devient insuffisante , etle métier ne peut plus servir que comme machine à préparer,qui donne d’ailleurs d’assez bons résultats.

Métier continu de MM. A. Kœchlin et C' e . MM. AndréKœchlin et C ,e de Mulhouse , avaient, à la dernière exposition, unmétier continu qui, sans rien présenter d’absolument nouveau ,se faisait remarquer par l’ensemble de sa disposition et sa con-struction solide. La fig. 17, PI. VIII, représente une coupe verti-