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MOULINAGE DE LA SOIE.

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leurs ou leur contexture. Après les avoir faits et constaté le poidsdes mains, le fabricant en choisit une dont il pèse chacune desquatre pantines, avec une exactitude de 1 /10 de gramme près ;il prend ensuite avec le plus grand soin, le poids de la main, c'est-à-dire des quatre pantines réunies comme vérification. Il noteexactement ces poids et les pantines, sur lesquelles il a opéréavant de livrer à la teinture. Lorsque la soie lui est rendue parle teinturier, il agit de nouveau, de la même manière, surles parties et la masse. Supposons, pour fixer les idées, que lepoids de la main après la teinture, soit égal à I ; si le fabricant àlivré 100 mains, elles devront peser 100. Si le poids est sensi-blement plus grand ou plus petit que 100, il y a eu fraude :s’il est plus grand, c’est une preuve que la soustraction a eulieu sur la main qui a servi pour faire la vérification. Si celuide la masse est plus petit, c’est une preuve qu’elle a eu lieu surune partie de la masse.

On voit que le procédé n’est complètement efficace qu’autantqu’il n’y aurait pas une égale soustraction sur chaque main etchaque pantine, ce qui est pour ainsi dire impossible. Les doisn’ont jamais lieu que par portions, aussi le moyen deM. Arnaud offre-t-il toute la sécurité désirable, surtout si l’ons’astreint à opérer minutieusement sur les pantines. Ce procédéa paru présenter de tels avantages aux villes de Lyon et de Saint-Étienne , qu’une société composée par les industriels les plus ho-norables de la localité , s’est constituée dans le but de l’exploiter.Cette compagnie a pris le nom de Société de garantie contre lepiquage d'once. Le jury central de la dernière exposition s’ex-prime de la manière suivante sur le procédé de M. Arnaud.

<c Malgré la simplicité, l’économie et surtout à cause de l’effi-» cacité de son procédé, il a fallu à cet artisan honorable, douze» ans de lutte énergique contre l’indifférence , les préventions et» les coupables manœuvres des intérêts qu’il venait attaquer, »et plus loin le rapport ajoute : « depuis un an seulement, à» l’époque de l'organisation de la société de garantie contre» le piquage d’once, Arnaud reçut d’elle une rémunération,» et cependant le brevet qui lui garantit la propriété de son» procédé , expire dans deux ans. Le jury croit faire un acte de