APl’KÊTS DES I J LS.
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çoivcnt et au moyen desquelles on diminue graduellement lenombre des fibrilles perpendiculaires à l’axe, puisque chaque éti-rage tend à les redresser et à les ranger parallèlement. Comme,de plus, ils sont laminés un plus grand nombre de fois, etque ceux produits par les métiers continus sont plus tordus etont reçu un frottement par l’ailette, les brins sont également pluscomprimés à la surface. Si ceux du lin offrent beaucoup moinsde duvet, c’est que les fibrilles sont plus longues, plus roides, ontplus de tendance à glisser parallèlement sans se contournercomme le font le coton et la laine, et qu’il en faut par conséquentmoins, pour une grosseur déterminée ; mais si, au lieu d’em-ployer le lin sur toute sa longueur, on divisait le filament enfragments très-courts, comme on a tenté de le faire, on neproduirait plus qu’une étoffe présentant l’aspect plucheux ducoton, sans cependant en posséder les propriétés favorables quece dernier doit à ses caractères naturels. Ne peut-on égalementattribuer à la même cause (à la différence de la longueur des brins)la différence d’aspect que présentent les fils fins, suivant qu’ilssont filés à la mécanique ou à la main? On sait que les premiersont un aspect beaucoup plus duveteux que ceux obtenus parle filage au fuseau ou au rouet. Or la fileuse emploie la ma-tière sur toute la longueur. Le filage mécanique divise aucontraire chacun des brins en plusieurs autres. Chaque filsera donc composé d’une quantité de fibrilles bien plus grandeque celle qui constitue un fil de même grosseur produit à la main.Une partie des fibrilles du fil à la mécanique seront d’autant plusdisposées à se redresser à la surface, qu’elles sont soumises, pen-dant le filage, à une force centrifuge considérable, ce qui n’apas lieu non plus pour celui exécuté manuellement. Ces causespeuvent faire craindre qu’on ne puisse arriver à produire avecavantage des fils de lin d’une très-grande finesse, par le systèmeactuel de la filature mécanique.
Mais, dira-t-on, comment la soie, qui est formée par laréunion de quelques fils seulement, chacun d’une longueur deplusieurs centaines de mètres, offre-t-elle également du duvet àsa surface? Nous avons déjà fait remarquer que sa quantitéétait bien moindre; cependant il existe , et son existence tient à