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Essais de politique industrielle : souvenirs de voyage, France, République d'Andorre, Belgique, Allemagne / par Michel Chevalier
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CHEMIN DE FER DU CENTRE.

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confondre avec celui de Bordeaux ; il eût desservi ainsi les deuxmé-tiopoles du Sud-Ouest. Ceût été une transaction rationnelle,équitable et avantageuse au pays.

Jusqu a ce jour, en labsence détudes suffisammentexactes , on pouvait penser que le chemin de Paris àToulouse par le Centre était peu praticable; mais, aumoment ou nous parlons, par suite détudes qui ont eulieu, lhiver dernier ( 1 841 -4 a ) > par les soins des locali-tés, sous la direction dun habile ingénieur, M. Teisse-renc, et qui méritent confiance, il devient constant quelimpossibilité alléguée du chemin de Paris à Toulouse à travers la région centrale , impossibilité qui sétait,on ne sait comment, accréditée dans lopinion, est de lafiction toute pure. Ces études, dont les résultats vien-nent dêtre exposés par lingénieur qui les asurveillées,constatent que les obstacles naturels distribués le longde la ligne, peuvent être, sans beaucoup de peine, lesuns tournés, les autres vaincus.

Ces obstacles sont accumulés dans lespace comprisentre les plaines du Berry et celles au milieu desquellesMontauban est bâtie. Ils sont au nombre de trois, sa-voir; i° le premier gradin des montagnes du Centre,qui borne au midi le département de lIndre ; a° lescroupes qui séparent la Vienne supérieure du bassin dela Dordogne ; 3° le pays difficile situé entre la Dordo­ gne moyenne et le Lot . Nous pourrions mentionnerpareillement le passage de la vallée du Lot auxriches plaines de Montauban ; cependant il est à croirequil suffirait dun moindre effort.

Or voici ce qui résulte des nivellements et des explo-rations topographiques qui viennent davoir lieu, et dela discussion dopérations géométriques antérieures :

i° Lobstacle provenant du contrefort des montagnes