CHEMIN DE FER DU CENTRE.
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confondre avec celui de Bordeaux ; il eût desservi ainsi les deuxmé-tiopoles du Sud-Ouest. — C’eût été une transaction rationnelle,équitable et avantageuse au pays.
Jusqu a ce jour, en l’absence d’études suffisammentexactes , on pouvait penser que le chemin de Paris àToulouse par le Centre était peu praticable; mais, aumoment ou nous parlons, par suite d’études qui ont eulieu, l’hiver dernier ( 1 841 -4 a ) > par les soins des locali-tés, sous la direction d’un habile ingénieur, M. Teisse-renc, et qui méritent confiance, il devient constant quel’impossibilité alléguée du chemin de Paris à Toulouse à travers la région centrale , impossibilité qui s’était,on ne sait comment, accréditée dans l’opinion, est de lafiction toute pure. Ces études, dont les résultats vien-nent d’être exposés par l’ingénieur qui les asurveillées,constatent que les obstacles naturels distribués le longde la ligne, peuvent être, sans beaucoup de peine, lesuns tournés, les autres vaincus.
Ces obstacles sont accumulés dans l’espace comprisentre les plaines du Berry et celles au milieu desquellesMontauban est bâtie. Ils sont au nombre de trois, sa-voir; i° le premier gradin des montagnes du Centre,qui borne au midi le département de l’Indre ; a° lescroupes qui séparent la Vienne supérieure du bassin dela Dordogne ; 3° le pays difficile situé entre la Dordo gne moyenne et le Lot . Nous pourrions mentionnerpareillement le passage de la vallée du Lot auxriches plaines de Montauban ; cependant il est à croirequ’il suffirait là d’un moindre effort.
Or voici ce qui résulte des nivellements et des explo-rations topographiques qui viennent d’avoir lieu, et dela discussion d’opérations géométriques antérieures :
i° L’obstacle provenant du contrefort des montagnes