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Essais de politique industrielle : souvenirs de voyage, France, République d'Andorre, Belgique, Allemagne / par Michel Chevalier
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4l 4 NOTES.

un vaste travail dont elle recueillera les fruits* Mar­ seille donne ainsi aux autres métropoles du royaumeun glorieux exemple. Cest de lindépendance et de ladécentralisation conçues dans un esprit tel que les amisde lordre et les partisans les plus dévoués du maintiende la grande unité française peuvent hautement y ap-plaudir. Dun autre côté, cette éclatante manifestationatteste que les populations du Midi commencent à vi-vement sentir limportance de lirrigation dans les cam-pagnes, et de la distribution des eaux dans les villes, àla sentir pratiquement et à en vouloir jouir.

Dès le règne de Louis XII il était question dun canalde Provence , alimenté par la Durance. Cinquante ansaprès, Graponne , qui sest immortalisé par la créationdu canal qui porte son nom, avait conçu le projet dé-tablir une communication entre la Durance et la mer.Plus tard , par les ordres de Louis XIV , Vauban , quicumulait les fonctions dingénieur militaire et de minis-tre des travaux publics du grand roi, se préparait àouvrir un canal destiné à donner à laride Provence larichesse et la beauté que lui suppose limagination desromanciers'; plus tard, disons-nous, Vauban sapprêtaità exécuter le canal de Provence lorsque la mort vintlarrêter. Depuis lors, le projet du canal fut repris etabandonné vingt fois. Le duc de Richelieu, en 1751,lavait pris sous son patronage ; un ingénieur distingué,Floquet, avait tracé les plans; les travaux furent com-mencés et poussés avec une certaine énergie ; mais lesfonds manquèrent bientôt, et lentreprise resta suspen-due. U en fut de nouveau question sous Louis XVI , sousla République, sous lEmpire. En 1821, un habile ingé-nieur des Ponts et Chaussées, M. Garella, se livra à unesuite détudes approfondies, qui durèrent plusieurs an-nées. Au tracé de M. Garella vint bientôt sopposer celui