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Essais de politique industrielle : souvenirs de voyage, France, République d'Andorre, Belgique, Allemagne / par Michel Chevalier
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CANAL DE MARSEILLE.

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de M. Bazin. Aujourdhui enfin, sont les plans dunjeune ingénieur, M. de Montricher , acceptés parle con-seil municipal de Marseille et approuvés par le conseilgénéral des Ponts et Chaussées, que le projet de loi re-commande.

Pour lirrigation de mille hectares de terre, sous leciel de la Provence, il faut une prise deau de 660 litres( deux tiers de mètre cube) par seconde. On estime à6,000 hectares au moins les terrains des environs deMarseille quil conviendrait darroser; ce serait donc3 mètres cubes et demi par seconde quexigerait leterritoire marseillais. Pour donner une idée de cetapprovissionnement, nous rappellerons quà Paris laSeine, à lépoque des pins basses eaux, roule environ100 mètres cubes par seconde. Daprès les évaluationsadmises par le conseil-général des Ponts et Chaussées, laDurance nen aurait jamais moins de 74. Et ce nest pastout : les eaux potables et domestiques sont très rares àMarseille . En 1 834 , le maire se vit obligé demployerdeux compagnies de grenadiers pour garder le filetdeau que la rivière de lHuveaune fournissait encore.A diverses reprises, la disette deau y a causé des épi-démies et des émeutes. Sous le ciel ardent de la Pro-vence, il ne faudrait pas porter à moins de a 5 o litrespar individu la moyenne proportion deau quotidien-nement indispensable. A Home, grâce aux magnifiquesaqueducs des Césars, restaurés par les papes, les fon-taines publiques et privées distribuent mille litres parjour pour chaque habitant. A Londres , sous un cielbien plus froid, on calcule que la consommation domes-tique nabsorbe journellement que 4° litres par indi-vidu. A Paris , on sest réduit à 3 o litres. Avec un mètrecube deau par seconde, on assurerait amplement lali-mentation des maisons et des ateliers de Marseille ,