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la plus grande obscurité dans les noms propres , dansle texte des actes publics , des chartes, des diplômes ,des bu)] es , des décrets, de même que dans les monti-ons orignaux de l’histoire, des arts, des sciences etde la littérature. L’emperéur Basile en défendit l’usagec hez les Grecs, pour les livres de droit. Chez les Ro-Iïla ins, l’empereur Justinien ordoriria que ses loisfussent écrites tout au long sans sigles , sans notes,Sous peine d’être châtié comme faussaire.
Ces siffles et les notes tironiennes , en passantpar l’œil et la main des notaires, des clercs , descopistes y ont subi , d’âge én âge toutes les dévia-tions, les teintes j les altérations que l’ignorance , lanégligence, les préjugés , les passions, l’intérêt y ontapportées. ' i
Les interprètes, les scoliastes, les commentateurs ,les lexicographes, au lieu de déchirer lfe voile énigma-tique des sigles et des notes, l’ont rendu bien plusténébreux encore par la liberté et la diversité desinterprétations. De là ces variantes infinies quel’on trouve dans les anciens manuscrits et dans lesanciennes éditions. On peut donc comparer les au-teurs originaux à la statue de la divinité littorale dè^laucus, qui, sans cesse battue par l’air, les oragesles vagues de la mer, est tellement défigurée qu’onla reconnoîi plus. ’•