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Dans le 6 e siècle, Cassiodore recommandent àses disciples d’avoir bien soin, dans l’étude de laBible , de ne se servir que d’exemplaires fort corrects,de peur qu’on ne prît les fautes des copistes pourl’Ecriture . Chaque Juif e'toit obligé d’écrire une foisen sa vie le volume de la Loi tout entier, pt les Roisdeux fois. Houbigant,. en recherchant les causes del’obscurité de la Jfulgate, si différente de l’hébreu ,qui est le texte original, a trouvé que la Yulgate a étéfaite sur le grec , plein de fautes j et que le grec a étédéfiguré par les fautes des copistes et des traducteurs.(Houbigant ne parle ici que du Psautier .) Ojl peuten dire autant de tous les auteurs profanes;
Pétrarque , qui florissoit en i54o, étoit indigné del’ignorance et du peu d’attention de ceux qui se me-Ioient de copier. « Comment pourrons-nous , dit-il,!< dans un endroit de ses ouvrages, apporter quelque« remède au mal que nous font les copistes, qui,« par leur ignorance et .leur paresse, gâtent et rui-« nent tout? C’est ce qui empêche plusieurs beauxt génies de mettre au jour leurs ouvrages immortels,« C’est une punition qui est bien due à ce siècle fai-« néant, où lfon est moins curieux de livres que de« mets recherchés, et plus jaloux d’avoir de bons cui-« siniers que de bons copistes. Quiconque sait pein-« dre le parchemin et tenir la plume passe pouF