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Tome premier.
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« habile copiste, quoiqu’il n’ait ni savoir, pi talent.« Je ne parle pas de l’orthographe; elle est perdue«depuis long-temps. Plût à dieu que les copistes

* écrivissent, quoique mal, ce qu’on leur donne à

* transcrire! Qp verroit leur ignorance , mais on au-« roit au moins la substance des livres ; on ne confon-<{ droit pas les copistes avec les originaux, et les<( erreurs ne se perpétueraient pas de siècle en siècle.« Croyez-vous que, si Cicéron, Tite-Live , et d’au-<( très anciens auteurs, sur-tout Pline , ressusciloient« et se faisoient lire leurs ouvrages, ils les enten-« dFoient? ISe se récrieroient-ils pas à chaque mot, à« chaque page, et ne se diroient-ils pas que ce n’est« point [leurs ouvrages qu’on leur lit, mais celui de« quelque barbare ? Le mal est qu’il n’y a ni règle,« ni loi pour Jes copistes ; ils ne 60pt soumis à aucun« examen : les serruriers, les agriculteurs, les tisse-« rands, et les autres ouvriers sont assujettis à des« examens et à des règles, mais il n’y en a point« pour Jes copistes. Cependant il y a des ta?es pour« ces destructeurs barbares , et il faut les payer bien«cher, pour gâter tous les bons livres, » Le ment»Poète, écrivant à J. lloeace, se plaipt de ce qu’il

peut trouver personne qui copie fidèlement son^ V| 'e S u r la vie solitaire. « Il paroît incroyable,«dim , qu’un livre qui a été éprit en peu de mois