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Les caractères employés dans la Belgique par lesimprimeurs du i£> e el du iG e siècle sont souventmixtes. Ceux de Jean de Westplialie tiennent duromain et du gothique : je les nomme semi-gothi-ques. Ceux de Martens d’Alost sont, tantôt d’un go-thique affreux , tantôt d’un semi-gothique, et, dansle 16 e siècle, d’nn beau romain. Ceux de GérardLeeu sont semi-gothiques et gothiques. Us ont entreeux quelques nuances de grosseur et de forme, il estvrai ; mais , en général, les caractères allemands ,hollandais, flamands, du même âge, ont une telleconformité -, que sans indication d’imprimeur, deheu, ou sans objets de comparaison, il est presqufe^possible de décider à quel typographe ils appar-tiennent.
Il n’est pas douteux que les Balaves et les Belgesn’aient imité et adopté les caractères des Germains,leurs prédécesseurs et leurs maîtres , ou la forme deslettres des manuscrits autographes qu’ils ont rniss °us presse. Et comment les distinguer les uns des■"itres sans la règle de jugemeut que je viens d’é-tablir ?
Les lettres tourneures, ainsi nommées à cause deleurs figures rondes et tournantes, servirent dans lespremières impressions au commencement des chapi-tres, comme elles avoienl servi dans les manuscrits.