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Les lettres grises sont de grandes lettres initiales ala tête des chapitres et des livres, travaillées en mar-queterie, en broderie, en points , en perles; historiéeset représentant des figures d’homme, d’animaux»d’oiseaux, de fleurs, de feuillages, etc. Les copistedans les manuscrits, les imprimeurs dans leurs edi'lions, laissoient en blanc les initiales et les capitalesdes livres; ou y metloient seulement une minuscule»afin que l’enlumineur eût la latitude et la liberté d’or-ner ce cartouche selon son goût. Les imprimeurs»dès le commencement de la typographie, avoient desmoules particuliers pour les lettres grises. On les voitdans le Psautier de i/jÛy.
Les abréviations datent de l’onuine de récriture.
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Les sténographes, les tironiens , les notaires, les si'glaires les ont imaginées : les scribes, les copistes, lesclercs, les chancelislcs les ont imitées. Ils les ont va'riées et multipliées au point qu’ils ont rendu leurécriture énigmatique, soit en conservant une pai'ti edes lettres d’un mot, soit en substituant des signes ar-bitraires à celles qu’ils supprimoient.
Ces abrévia lions devinrent tellement excessives dansle i5 8 siècle, qu’au commencement du i4 e on erIsentit tout le danger, les inconvéniens et les abus-Philippe-le-llel, voulant bannir des minutes des no-taires les abréviations, qui exposoieut les actes a