tité de farine de Pomme de terre. C’est,suivant nous, encourager le vice et lecrime ; car il est reconnu par l’expé-rience que la Pomme do terre est beau-coup moins nutritive que le froment.Elle apaise promptement la faim, maisl’appétit reste peu de temps satisfait, etcette faim revient plus rapidement. Onadmet en général que 3 kilogr. de Pom-mes de terre équivalent il 1 kilogr. deblé. C’est donc altérer la qualité du painque de faire entrer dans sa fabricationde la farine de Pommes de terre. Or,proposer des primes aux charlatans quisauront le mieux falsifier le pain dupauvre est un acte odieux qui fait fairede pénibles réflexions aux vrais amisde l’humanité. Si l’on veut donner auxclasses pauvres des campagnes plus debien-être en leur procurant une plusgrande quantité de nourriture, que cessociétés dites agronomiques et philan-thropiques leur enseignent les moyensde faire produire à leurs terres plus defroment ou de Pommes de terre ; maisqu’elles se gardent bien de propagerces doctrines funestes de falsificationqui ont pour résultat de diminuer leprincipe nutritif des substances alimen-taires.
Quant à la culture, la Pomme doterre vient indifféremment dans tous lesterrains ; mais alors le choix des varié-tés est subordonné h la nature du sol.Ainsi, dans les terres sablonneuses etchaudes, on peut cultiver les variétésles plus tardives et celles dont les tu-bercules descendent h une grande pro-fondeur. Dans les terrains argileux ouhumides, il faut au contraire n’em-ployer que les variétés hâtives dont lestubercules s’étendent peu. Enfin, dansles marais froids, on préférera égale-ment les variétés hâtives, surtout cellesdont les tubercules vont chercher leurnourriture h une grande distance.
Pour la plantation , ou doit choisirpréférablement les tubercules de moyen-ne grosseur, très sains, et attendre pourfaire cette opération que la terre soitparfaitement ressuyée. Suivant que lestubercules auront été plus ou moinsprofondément enterrés, on devra plus oumoins les butter. Toutes les fois que les
Pommes de terre ne seront pas plantéesà une profondeur suffisante, le buttagesera utile; il sera au contraire sanseffets appréciables chaque fois que laplantation aura été faite hune profon-deur convenable.
L’époque de l’arrachage varie sui-vant les variétés : en général, aussitôtque les fanes jaunissent, on peut arra-cher les tubercules. Dans les terrainssecs, il n’y a pas d’inconvénient à leslaisser eu terre jusqu’à l’entier dessè-chement des feuilles; mais, dans lesterres humides, il faut s’empresser deles extraire du sol aussitôt qu’on voitles organes aériens se faner. Avantl’emmagasinage, on laisse ces tuber-cules sur le sol, ainsi que nous l’avonsdit plus haut.
11 est étonnant que pour une plantecomme la Pomme de terre on ne prennepas plus de soins pour sa conservation.Si depuis quelques années nous voyonscette altération des tubercules se pro-longer, cela tient en partie à la négli-gence ou à l’insousiauce des cultiva-teurs.
TOMATE. LYCOPERSICUSITourn. [du grec Itjkos, loup, persicon,pêche].—Calice à 5-6 lanières; corollehypogyne rotacée, à tube très court, illimbe plissé et découpé en 5-G lobes ;étant. 5-6 insérées il la gorge de la co-rolle, à filets très courts ; anthères obi.coniques , réunies au sommet par unemembrane, s’ouvrant par 2 fentes lon-gitudinales; ovaire à2-31ogesinultiovu-lécs, à placentas soudés aux cloisons ;style simple; stigin. obtus, obscurém.bi-lobéjbaie à 2-3 loges; graines nombreu-ses réuif. pulpeuses velues ; embryonarqué presque périphérique.—Plantesherbacées dressées ou couchées, U feuil.alternes décomposées imparipennées ;pédonc. extra-axill. muliiflores; pédi-celles articulés au-dessous de la fleur.
1 T. à feuilles de Pimprenelle.L. pimpinellifolium Mii.l. L. inodorumJuss. Solanum pimpinellifolium Lin.Herbe ann. à tiges glabres hautes deI mèt.; feuil. glabres imparipennalisé-quées, à segnt. cordifortnes entiers ; enmai-juil., fl. verdâtres disposées engrappes nues pédonculées. Brésil .