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Tome troisième.
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682 Betterave. CHÊNOPODIACÉES. Betterave.

res solitaires globuleux-déprimés à di-visions courtes rapprochées et devenantcarénées. Canaries .

Culture. — Les 1 r \ 3° et 4 e espècessont des plantes sans intérêt ; on lescultive dans quelques jardins botani-ques; elles sont rustiques et viennentparfaitement en pleine terre; cepen-dant il est prudent do rentrer en oran-gerie , pendant l’hiver, le jeune plantdes deux dernières,

La 2" espèce comprend quatre plan-tes qu’on désigne dans le monde sonsles noms de Dette (Betterave sauvage);de Poirêe , variété a feuilles plus tendreset plus lisses; de Carde, variété dontles côtes des feuilles sont très grosseset tendres ; enfin de Betterave, variétéh racine très grosse charnue succu-lente.

La Bette vient dans tous les terrains;elle est sans intérêt.

La Poirêe sert en cuisine h corrigerl’acidité de l’oseille avec laquelle on lafait cuire. On la sème en bordure ou enplanche, depuis mai jusqu’en août. Oncoupe souvent les feuilles pour faire dé-velopper celles du centre qui sont alorsplus tendres. Les autres soins de cul-ture que réclame cette plante consis-tent en quelques arrosements.

La Carde Poirée ou Poirêe à car-des, qu’on emploie au même usage quela Poirêe , se mange plus particulière-ment à la sauce blanche, après avoirété cuite h l’eau salée. On connaît plu-sieurs sous-variétés de Cardes : lablanche , celles h côtes rouges, roses ,jaunes. La blanche est la plus habituel-lement cultivée; on la sème assez clair,et lorsqu’elle est germée, on éclaircitencore le plant pour que les pieds setrouvent espacés de 40 cent, environ ;on peut les repiquer h pareilles distan-ces. La Carde se sème k deux saisons :en mars pour récolter en hiver, et finde juillet ou commencement d’août pourle printemps; on garantit ce dernier se-mis pendant les fortes gelées avec de lapaille. Pour avoir les graines, on enlaisse monter quelques pieds qui mû-rissent la seconde année ; elles conser-vent leur faculté germinative pendantcinq et même neuf ans.

La Betterave, outre les avantagesqu’elle présente comme racine alimen-taire pour l’homme et fourragère pourla nourriture des animaux, est actuel-lement l’objet d’une industrie qui faitla richesse de quelques départements dela France par l’extraction du sucrequ’elle renferme.

Pour le bétail, on cultive préférable-ment la Betterave champêtre, aussinommée Disette, quoique cependant onen possède plusieurs autres variétésaussi bonnes et peut-être préférables;telles sont ; la Blanche à collet rose, laJaune blanche ou Jaune à chair blan-che, la Jaune d'Allemagne, la Jaune or-dinaire, de première qualité pour lanourriture des vaches laitières. La Bet-terave croit k peu près dans tous lesterrains, mais elle veut une bonne terresaine, très meuble, bien fumée l’annéequi précède l’ensemencement, et pro-fonde au moins de 50 centimètres ; au-trement les racines sont chétives, dureset fibreuses. Dans les terrains sablon-neux, elles n’arrivent pas k des dimen-sions considérables, mais elles renfer-ment plus de matière saccharine. Lessols les moins favorables h cette cul-ture sont les terres argileuses et les ter-res très calcaires.

Cette plante se plaît sous des climatstrès variés : en Allemagne, en Belgi-que, en Russie , dans le nord de laFrance ; elle s’accommode parfaitementet prend un très grand développementdans les contrées humides et dans lesclimats chauds du Midi ; c’est de toutesles racines fourragères celle qui souffrele moins de la sécheresse.

Dans l’assolement triennal, la Bette-rave vient après l’avoine, sur le chaumede laquelle on aura répandu le fumierqu’on retourne par un bon et profondlabour. Dans l’assolement quadriennal,elle vient encore après l’avoine qui suitle défrichement du trèfle.

La Betterave cultivée pour l’extrac-tion du sucre demande beaucoup moinsd’engrais; aussi, dans le nord de laFrance , voit-on cette culture succéderà celle du blé. C’est qu’en effet les gros-ses Betteraves sont trop aqueuses etcontiennent moins de sucre. Comme la