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PAIX GÉNÉRALE.

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enctore à la Trinité, même à la Martinique , s’il obtenait une partie dueonttinent hollandais d’Amérique , c’est-à-dire Demerari , Berbice ouKsstequibo.

C’était un pas dans la négociation que l’abandon de Malte. Lepremier consul insista pour ne céder ni Malte, ni le Cap, ni les posses-sionis continentales des Hollandais en Amérique . A ses yeux, Mallen’await du être que la compensation de l’Égypte cédée aux Français :puisqu'il n’ctait plus question de l’Égypte pour les Français . il nedev;ait plus être question de Malte pour les Anglais , ni de semblableséquivalents.

Lie cabinet anglais cessa enfin d’insister sur Malte, et sur le Capcomime compensation de Malte. Il se résuma et demanda une des grandesAnltilles; et, comme on n’osait plus parler de l’ile française de la Mar-tinique , il demanda l’ile espagnole de la Trinité.

ILc premier consul ne voulait pas plus céder la Trinité que la Mar-tinique. C’était une colonie espagnole , qui procurait aux Anglais unpie(d-à-lerre dangereux sur le vaste continent de l’Amérique du Sud . Ilpouissa la loyauté envers l’alliée de la France jusqu a offrir la petite îleframçaise de Tabago pour racheter la Trinité. Elle n’était pas très-im-portante, mais elle intéressait l’Angleterre, parce que tous les planteursen étaient Anglais . Avec un noble orgueil, qui n’est permis quelorssqu’on a comblé son pays de gloire et de grandeur, il ajouta ;« Cl’est une colonie française ; cette acquisition devra toucher l’orgueilbritannique, qui sera flatté d’obtenir l’une de nos dépouilles coloniales,et lia conclusion de la paix en deviendra sans doute plus facile *. »

1 Le ministre des relations extérieures, à SI. Otto, commissaire de la républiquefrainçaisc à Londres .

20 ttermidor an IX (8 août 1801).

.... Quant à l'Amérique , aux observations péremptoires que contient la note jejoims celles-ci.

ILe gouvernement britannique demande à conserver dans les Antilles une desîles-; qu'il y a nouvellement acquises, et cela sous le prétexte qu’elle serait néccs-sairre à la conservation de ses anciennes possessions. Or, sous aucun rappo rt, cetteconivenance ne peut s’entendre de l'ile de la Trinité. Éloignez donc toute discus-sion! à cet égard. La Trinité serait, par sa position, non un moyen de défense pourles colonies anglaises, mais un moyen d'attaque contre le continent espagnol .L'acquisition serait d'ailleurs, pour le gouvernement britannique, d une- impor-tance et d'une valeur qui passeraient toute mesure. La discussion ne peut porterqu»e sur Curaçao, Tabago, Sainte-Lucie , ou quelque autre île de la mémo espèce,Quioique ces deux dernières soient françaises, le gouvernement pourrait être