LIVRE XI,
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plus favorisée, à l’égard de tous nos produits. L’exclusion des vaisseauxanglais de guerre et de commerce fut stipulée formellement jusqu’à laconclusion de la paix.
L’évacuation de l’Égypte terminait toutes les difficultés avec la PorteOttomane. M. de Talleyrand conclut à Paris *, avec un ministre dusultan , des préliminaires de paix, qui stipulaient la restitution del’Éigypte à la Porte, le rétablissement des anciens rapports de la France avec elle, et la mise en vigueur de tous les traités antérieurs de com-merce et de navigation.
Des conventions semblables furent faites avec les régences de Tunis et d’Alger 1 2 * .
Un traité fut signé 5 avec la Bavière pour la replacer, à l’égard dela république, dans les rapports d’alliance qui avaient existé autrefoisentre cette cour et la vieille monarchie française, lorsque celle-ci pro-tégeait toutes les puissances allemandes de second ordre, contre l’am-bition de la maison d’Autriche . C’était un véritable renouvellementdes traités de Westphalie et de Tesclien, la Bavière faisait à la France l’abandon direct de tout ce quelle avait possédé jadis sur la rive gauchedu Bhin. En retour. La France promettait d’employer son influence,dans les négociations dont les affaires germaniques seraient bientôt lesujet, pour procurer à la Bavière une indemnité suffisante, et conve-nablement située. La France , en outre, lui garantissait l'intégrité deses États.
Enfin, pour achever l’œuvre de cette pacification générale , le traitéavec la Bussie , qui rétablissait de droit une paix existant déjà de fait,fut signé 4 après de longs débats entre M. de Markoff et M. de Tal-leyrand . Le nouvel empereur avait montré, comme on l’a vu, moinsd’énergie dans sa résistance aux prétentions maritimes de l’Angleterre,mais aussi moins d’ostentation et d’exigence dans la protection ac-cordée aux petits États allemands et italiens qui avaient fait partie dela coalition contre la France . Alexandre n’avait jamais élevé de diffi-cultés quant à l’Égypte ; mais, en tout cas, elles étaient toutes sup-primées par les derniers événements. Il ne prétendait plus à la qualitéde grand maître des chevaliers de Malte, ce qui rendait facile la recon-stitution de l’ordre sur son ancien pied, ainsi qu’on en était convenu
1 Le 9 octobre 1801.
2 Le 17 décembre. — 5 Le 24 août.
4 Le 8 octobre.
(F. W.)(F. W.)(F. W.)