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l’AIX GËNEUALE.

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avec l'Angleterre. Il n’y avait eu de différend sérieux avec Alexandreque sur Naples et sur le Piémont . En persistant, en gagnant du temps,on avait vaincu les principales difficultés relativement à ces deux États.L’évacuation de la rade de Tarenlc venait d être promise aux Anglais .La Russie s’en tenait pour satisfaite, et y voyait l'accomplissementd’une condition essentielle à son honneur, l’intégrité des États deNaples. Elle avait cessé de parler de l’ile d'Elbe. Quant au Piémont ,chaque jour ajouté au silence de l’Angleterre, pendant la négociationde Londres , avait enhardi le premier consul à ne pas rendre cette im-portante province au roi de Sardaigne. La Russie invoquait les pro-messes qui lui avaient été faites à ce sujet. Le premier consul répondait,en disant qu’on lui avait promis aussi de défendre le vrai droit maritimedans toute sa teneur, et qu’on en avait abandonné une partie à l'An-gleterre. On convint d’un article , par lequel on se promettait de s’oc-cuper à l'amiable, et de gré à gré, des intérêts de sa majesté le roi deSardaigne , et d y avoir les égards compatibles avec l'état actuel deschoses. C’était se donner une grande liberté relativement à ce prince,et notamment celle de l'indemniser un jour avec le duché de Parme oude Plaisance, comme le premier consul en avait alors la pensée. Laconduite du roi de Sardaigne , son dévouement aux Anglais pendantla dernière campagne d'Égypte , avaient profondément irrité le chefdu gouvernement français . Celui-ci, néanmoins, avait de meilleuresraisons que la colère : il tenait au Piémont comme à la plus belle desprovinces italiennes pour nous , car elle nous permettait de débouchertoujours en Italie , et d y avoir sans cesse une armée. Elle devenaitenfin pour la France ce que le Milanais avait été si longtemps pourl’Autriche .

On avait été constamment d’accord avec la Russie sur les affairesd Allemagne \ il n’y avait, par conséquent, aucune difficulté sur ce der-nier sujet.

On rédigea donc le traité d'après ces bases, de concert avec le nou-veau négociateur, M. de Markoff, récemment arrivé de Pétersbourg. Onsigna un premier traité patent, où il fut dit purement et simplement,que la bonne intelligence était rétablie entre les deux gouvernements, etqu ils ne souffriraient pas que les sujets émigrés de l'un ou de l’autrepays entretinssent des menées coupables dans leur ancienne patrie.Cet article avait trait aux Polonais d’une part, aux Bourbons de l’autre.A ce traité patent fut jointe une convention secrète, dans laquelle il