Livre xu.
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4ion, pour stimuler le zcle du saint-siège, et lui faire sentir le dangerîle ses lenteurs. On débita dans cette réunion beaucoup de choses très-peu sensées sur les coutumes de l’église primitive, auxquelles les au-teurs de la constitution civile avaient voulu ramener l’église française.On y professa que les fonctions épiscopales devaient être' conférées parl’élection, que, s’il n'en était pas ainsi complètement, il fallait au moinsque le premier consul choisit les sujets sur une liste présentée par lesfidèles de chaque diocèse -, que la nomination des évêques devait êtreconfirmée par les métropolitains, c'est-à-dire par les archevêques, et•telle de ces derniers seulement par le pape ; mais que l’institution pa--pale ne pouvait pas être laissée à l’arbitraire du saint-siège, et qu’après■Un délai déterminé il fallait qu elle fût forcée : ce qui équivalait à l'a-néantissement complet des droits de la cour de Rome. Tout ce qui fut■«dit dans cette espèce de concile n était cependant pas aussi dépourvu deraison pratique. On y présenta quelques idées saines sur la circon--scription des diocèses, sur l’émission des bulles, sur la nécessité de nesouffrir aucune publication émanée de l’autorité pontificale, sans lapermission expresse de l’autorité civile. On se promit de réunir ces«diverses observations sous la forme de vœux, qui seraient présentés aupremier consul pour éclairer ses résolutions. Ce qu’on répéta aussi‘très-volontiers et très-fréquemment dans cette assemblée, c’est que,pendant la terreur, le clergé constitutionnel avait rendu de grandsservices à la religion proscrite, qu’il n'avait pas fui, pas abandonné les-églises, et qu’il n'était pas juste de le sacrifier à ceux qui, pendant la-persécution, avaient pris le prétexte de l’orthodoxie pour se soustraireaux dangers du sacerdoce. Tout céla était exact, surtout pour les-simples prêtres, dont la plupart avaient eu véritablement les vertus•qu'on leur attribuait. Mais les évêques constitutionnels, dont quelques-uns cependant méritaient, le respect, étaient pour la plupart deshommes de dispute, de vrais sectaires, que l’ambition chez les uns,l’orgueil des querelles théologiques chez les autres, avaient entraînés,•vît qui ne valaient pas leurs subordonnés, gens simples et sans préten-tion. Celui qui à leur tète se montrait le plus remuant, l’abbé Gré-goire, était un chef de secte, dont les mœurs étaient pures, maisf 3’esprit étroit, la vanité excessive, et la conduite politique entachéed’un souvenir malheureux. Sans être exposé ni aux entraînements ni-aux terreurs qui arrachèrent à la convention un vote de mort contrel’infortuné Louis XVI , l’abbé Grégoire, alors absent et libre de se taire,