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CONCORDAT.

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avait adressé à cette assemblée une lettre qui respirait des sentimentspeu conformes à l'humanité et à la religion. Il était l’un de ceux à quile retour aux idées saines convenait le moins, et qui essayaient,quoique en vain, de lutter contre la tendance imprimée à toutes chosespar le gouvernement consulaire. Il avait eu soin de se créer des liai-sons dans la famille Bonaparte , et faisait ainsi parvenir au chef decette famille unet multitude d’objections contre la résolution qui se pré-parait. Le premier consul laissait faire et dire les constitutionnels,prêt à les arrêter si leur agitation allait jusqu'au scandale; mais iln’était pas fâché de rendre leur présence importune au saint-siège, etd'appliquer à sa lenteur ce genre de stimulant. Quoique ayant peu degoût pour les membres de ce clergé, parce qu’ils étaient en général desthéologiens querelleurs, il voulait défendre leurs droits, et imposer aupape, comme évêques, ceux qui étaient connus par des mœurs pureset un esprit soumis. Il n’en fallait pas davantage au plus grandnombre, car ils étaient fort loin de répugner à la réunion avec lesaint-siège. Ils la désiraient même, comme le moyen le plus sur et leplus honorable pour eux de sortir d’une vie agitée, et d’un état dedéconsidération fâcheux auprès des fidèles. La plupart en ellet ne ré-sistaient à un arrangement avec Rome, que dans la crainte d'être sa.rcrifiés en masse aux anciens titulaires.

Il y avait une opposition plus redoutable auprès du premier consul ;celait celle qui se produisait dans le ministère même. M. de Talley-rand, blessé par l’esprit de la cour de Rome, qui s’était montrée moinslâcile, moins indulgente qu'il ne l’avait cru d’abord, était devenu pourelle froid et malveillant. Il contrariait visiblement la négociation ,après l'avoir commencée avec assez de bonne volonté, quand il n’yvoyait qu'une paix de plus à conclure. Il était parti pour les eaux,comme nous l’avons déjà dit, laissant au premier consul un projettout rédigé, projet absolu dans la forme, blessant sans utilité, et quela cour de Rome ne voulait admettre à aucun prix. M. d’Hautrieves'était chargé de continuer son rôle. Ce dernier, engagé à moitiédans les ordres, en étant sorti à l’époque de la révolution , était peufavorable aux désirs du saint-siège. Il opposait mille difficultés de ré-daction au projet convenu entre 1 abbé Bcrnicr et le cardinal Gonsalvj.On devait y émoncer, suivant lui, d’une manière plus expresse et pluspatente la destitution des anciens titulaires, y mentionner la conditionque les legs pieux ne pourraient être faits qu’en rentes, y spécifier