LE TIÜBUNAT.
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familles, non-seulement le zèle et la vigilance des administrateurs,mais l'amélioration de la loi, encore insuffisante ou mal faite. Cctaitl'un des objets que devait régler le code civil, actuellement en discus-sion au conseil d Etat.
On se plaignait de la trop grande division des communes, de leurnombre infini, et on demandait la réunion de beaucoup d’entre elles.Cette belle administration française , qui maintenant est achevée, etsurpasse en régularité, en précision, en vigueur, toutes les adminis-(rations de l’Europe , s’organisait ainsi rapidement, sous la maincréatrice et toute-puissante du premier consul. Il avait imaginé unmoyen des plus efficaces pour être instruit de tout, et pour apporterà cette vaste machine les perfectionnements dont elle était susceptible.11 avait chargé quelques-uns des conseillers d'État, les plus capables,de parcourir la France , cl d’observer sur les lieux mêmes la marche del’administration. Ces conseillers, arrivés dans les départements prin-cipaux , y appelaient les préfets des départements voisins, les chefsdes divers services, et y tenaient des conseils , dans lesquels on leurrévélait les difficultés qui n’avaient pu être prévues d’avance , les ob-stacles inattendus qui surgissaient de la nature des choses, les lacunesdes lois ou des règlements qu’on avait faits depuis dix ans. Ils exami-naient en même temps si cette hiérarchie de préfets, sous-préfets,maires, fonctionnait avec ordre et facilité ; si les individus étaient bienchoisis, s’ils se montraient pénétrés des intentions du gouvernement,s ils étaient, comme lui , fermes, laborieux, impartiaux, dégagés detout esprit de parti. Ces tournées produisaient le meilleur effet. Lesconseillers eu mission stimulaient le zèle des fonctionnaires, et rap-portaient au conseil d’État des lumières utiles, soit pour la décisiondes affaires courantes, soit pour la confection ou le perfectionnementdes règlements administratifs. Encouragés surtout par l’énergie dupremier consul, ils n’hésitaient pas à lui dénoncer les agents ou faibles,ou incapables, ou animés d’un mauvais esprit.
La sollicitude du premier consul ne se bornait pas à cette revue dupays par les conseillers d'État en tournée. Les nombreux aides decamp dépêchés par lui , tantôt aux aimées, tantôt dans les ports demer, pour y communiquer l’énergie de ses volontés, avaient ordre,chemin faisant, de tout observer, et de tout rapporter à leur général.Les colonels Lacuée, Lauriston, Savary, envoyés à Anvers, Boulogne ,Brest, Rochefort, Toulon, Gênes, Otrante , avaient mission à leur
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