LIVRE XIII.
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Ct de ces observations, le projet avait été modifié, et soumis enfin auConseil d'État , qui venait de le discuter article par article, pendantplusieurs mois. Le premier consul, assistant à chacune de ces séances,avait déployé, en les présidant, une méthode, une clarté, souvent uneprofondeur de vues, qui étaient pour tout le monde un sujet de sur-prise. Habitué à diriger des armées, à gouverner des provinces con-quises , on n'était pas étonné de le trouver administrateur, car cettequalité est indispensable à un grand général ; mais la qualité de légis-lateur avait chez lui de quoi surprendre. Son éducation, sous ce rapport,avait été promptement faite. S’intéressant à tout parce qu’il comprenaittout, il avait demandé au consul Cambacérès quelques livres de droit,ét notamment les matériaux préparés sous la convention pour la ré-
Vous encouragerez par vos discours tous les capitaines de vaisseau, en leur fai-sant sentir de quel immense intérêt pour la paix générale est leur expédition.
Je vous salue, Bonaparte.
A « citoyen Lauriston.
Paris , 30 pluviôse an X (19 février 1302).
J‘ai reçu, citoyen, vos différentes lettres et votre dernière du 25 pluviôse. Jevous prie de prendre en secret des renseignements sur l’administration des vivres,dont le service parait exciter des plaintes.
A votre retour . sachez me rapporter un état détaillé sur les marchandises duNord qu'a fournies dans le courant de l’an X la compagnie Lechie. Elle prétenden avoir, dans ce moment, pour 1,700,000 francs en magasins.
Quelle est la quantité de bois qui est arrivée du Havre depuis la paix ? et tra-vaiilc-t-on enfin à l’achèvement des cinq vaisseaux qui sont en construction?
En repassant à Lorient , voyez combien il y a de vaisseaux en construction, et letemps où chacun d’eux pourra prendre la mer. Visitez tous les canonniers et gre-nadiers gardes-côtcs, afin de pouvoir me rendre compte quelle espèce d’hommesce sont, et ce qu’il sera possible d’en faire au moment de la paix définitive.
Enfin voyez à Nantes de vous assurer des marchandises du Nord qui ont étéreçues en l'an X, et ce qu’il reste encore de chanvre; si le transport des bois àBrest est en activité ! Arrêtez-vous deux jours à Vannes pour prendre sur l'espritpublic les observations convenables.
Dans toutes ces observations tâchez de voir par vous-même, et sans le conseildes autorités.
Sachez me dire quelle réputation le nommé Charron a laissée à Lorient , et res-tez-y trois ou quatre jours afin d'observer la marche de l'administration dans ceport.
Enfin ne laissez échapper aucune circonstance de voir par vous-même et dé-fixervotre opinion sur l’administration civile, maritime et militaire.
Informez-vous dans chaque département quelle apparence a la récolte pro-chaine.
J’imagine que vous m’apporterez des notes sur la manière dont les troupes sontsoldées, habillées, et sur la tenue des principaux hôpitaux de terre.
Je vous salue. Bonaparte.