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LE TH1BUNAT.

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entre tous, il portait un modeste habit de chasseur de la garde consu-laire. Il avait obligé ses collègues à porter l'habit brodé de consul, et àtenir cercle chez eux, pour y répéter, quoique avec moins d'éclat, ce quise faisait aux Tuileries .

Cet hiver de 1801 à 1802 (an X) fut extrêmement brillant, par lasatisfaction qui régnait dans toutes les classes, les unes heureuses derentrer en France , les autres de jouir enfin d'une entière sécurité, lesautres d’entrevoir dans la paix maritime des perspectives illimitéesde prospérité commerciale. Les étrangers contribuèrent par leur af-fluence à l’éclat des fêtes de l’hiver. Parmi les personnages qui parurentà Paris à cette époque, il y en eut deux qui attirèrent l’attention gé-nérale : l’un était un Anglais illustre, l’autre un émigré dont le nomavait autrefois occupé la renommée.

L’Anglais illustre était M. Fox, l'orateur le plus éloquent de l’An-gleterre; l’émigré fameux était M. de Calonnc, l'ancien ministre desfinances, dont l’esprit facile et fertile en expédients sut cacher quelquesinstants, aux yeux de la cour de Versailles , l'abîme vers lequel ellemarchait à grands pas. M. Fox éprouvait une véritable impatience devoir l’homme pour lequel, malgré son patriotisme britannique, il sesentait un penchant irrésistible. Il vint à Paris immédiatement aprèsla signature des préliminaires de paix, et fut présenté au premier: consul par le ministre d’Angleterre. Il venait pour voir la France etson chef, mais aussi pour compulser nos archives diplomatiques, car, le grand orateur wliig occupait alors ses loisirs en écrivant l’histoiredes deux derniers Stuarts. Le premier consul donna des ordres pourque toutes les archives fussent ouvertes à M. Fox, et lui fit un accueilqui aurait suffi pour ramener un ennemi, mais qui charma un amiqu’il s’était acquis par sa seule gloire. Le premier consul mit avec cegénéreux étranger toute étiquette de côté, l'introduisit dans son inti-mité, eut avec lui de longs et fréquents entretiens, et sembla vouloirfaire, dans sa personne, la conquête du peuple anglais lui-même.Souvent cependant ils furent d'un avis différent. M. Fox était doué decette imagination vive, qui fait les orateurs entraînants, mais son espritn'était ni positif ni pratique. Il était plein de nobles illusions, que le

L'idée de ranimer une de nos manufactures tes plus intéressantes et que nous pos-sédons exclusivement, et de donner du pain à un si grand nombre de famillesfrançaises, est bien faite, en effet, pour mettre à la modo les linons : d'ailleurs,n'v a-t-il pas assez longtemps que les linons sont en disgrâce ?