I.E TRIBÜNAT;
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aycc la conservation des fortifications existantes, mais sans langue an-glaise ni française , et sous la garantie de la cour la plus voisine, cellede Naples. Il repoussait la garantie de la Russie .
On n’avait parlé d’aucun des arrangements du continent. Le premierconsul l’avait expressément défendu à la légation française. Cependant,comme le roi d’Angleterre prenait un intérêt très-vif à la maisond'Orange, privé du stathoudérat, le premier consul voulait bien secharger de lui procurer un dédommagement territorial en Allemagne ,lorsque serait traitée la grande question des indemnités germaniques.Il demandait en retour la restitution, en nature ou en argent, de laflotte batave enlevée par les Anglais .
Au fond il n’y avait dans tout cela rien d'absolu, rien d'inconci-liable ; car la question des prisonniers était une affaire d'argent,toujours arrangeable au moyen de deux liquidateurs, la questionde Malte était plus difficile, car cétait une affaire de défiance réci-proque. Il fallait (et c’était possible), il fallait trouver un systèmequi rassurât tout le monde contre l'éventualité d’une occupation subitepar l une des deux grandes nations maritimes. Quant à l’affaire dustathouder, rien n’était plus aisé, puisqu'on était d’accord.
Le premier consul souhaitait d’en finir au plus tôt. Il désirait avoirle traité tout prêt à son retour de Lyon , vu qu’il se proposait d’apporterce complément de la paix générale, avec le concordat et les lois definances, au corps législatif renouvelé. Il donna donc à son frère Josephl’ordre d être coulant sur les difficultés de détail qui restaient à ré-soudre, et de pousser vivement à la signature.
Le premier consul partit le 8 janvier (18 nivôse), avec sa femme etune partie de sa maison militaire, pour se rendre à Lyon . M. de Tal>leyrand l’y avait devancé, pour tout disposer, de manière qu’à sonarrivée, il n’eût plus que des résultats à sanctionner par sa présence.L’hiver était rigoureux, et néanmoins tous les députés italiens setrouvaient déjà réunis, et ils s’impatientaient de ne pas voir paraîtrele général Bonaparte, objet principal de leur voyage.
Le moment était venu de régler les affaires d'Italie , en constituantune seconde fois la république cisalpine. M. de Talleyrand était fortcontraire à celte création. Ce ministre alléguait la difficulté de fairemarcher les choses dans une république ; il citait les républiques ba-tave , helvétique , ligurienne, romaine et parthénopéenne, et les em-barras qu’on avait eus, ou qu’on avait encore avec elles. Il disait qu’on