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fournée. Le Mincio formait une seconde ligne en arrière. Peschiera etMantouc, fort accrues, donnaient une grande force à ce second bou-levard. Mantoue notamment, améliorée sous les rapports défensif etsanitaire, devait subsister par elle-même, l’Adige fùt-il forcé. D’autresouvrages avaient pour but d'assurer en tout temps l'arrivée desarmées françaises . Elles pouvaient déboucher, premièrement par leValais sur le Milanais, en suivant la route du Simplon ; seconde-ment, par la Savoie ou la Provence sur le Piémont , en suivant lesroutes du mont Genis, du mont Genèvrc, du col de Tende. On a vuque des travaux étaient ordonnés pour rendre ces quatre routes pro-chainement praticables à tous les transports. Il fallait y créer de solidespoints d'appui, de vastes établissements militaires , destinés soit àrecueillir une armée française , momentanément obligée de se retirer,soit à servir de débouché à cette même armée, mise en état de reprendrel’offensive. Pour cela deux places avaient été choisies, et étaient devenuesl’objet de grandes dépenses : l’une au débouché de la route duSimplon, l’autre au débouché des trois routes du mont Cenis, du montGenèvre, du col de Tende. La première, et la moindre des deux , de-vait être située à l’extrémité du lac Majeur . Telle qu’on l’avait projetée,elle pouvait contenir les malades, les blessés, le matériel des troupesen retraite, ainsi que la flottille du lac, et se défendre trois ou quatresemaines, jusqu’à ce qu’une armée de secours, traversant le Simplon,pût se reporter en avant. La seconde, et la plus grande, faite pour con-tenir le Piémont, pour recevoir toutes les ressources des armées fran-çaises , pour leur servir de point d’appui et de moyen de descendre entout temps en Italie , la seconde, aussi forte, aussi vaste que Mayence,Metz ou Lille , pouvant soutenir le plus long siège, devait être con-struite à Alexandrie même. Ce point, voisin du champ de bataille deMarengo, était reconnu comme le plus favorable aux grandes combi-naisons militaires dont l’Italie peut devenir le théâtre. Turin se trou-vait trop sous l'influence d’une population nombreuse, et en certainscas ennemie. Pavie était au delà du Pô. Alexandrie, entre le Pô et leTanaro , au vrai débouché de toutes les routes, réunissait les plusgrands avantages, et pour cela fut préférée. De vastes travaux furentordonnés. Ceux-ci, étant en Piémont , durent être exécutés aux dépensdu trésor français ; tous les autres devaient l’être avec les fonds de laCisalpine , parce qu’ils la concernaient plus particulièrement.
Grâce à ces dispositions, la France , toujours en mesure de secouric